TIGRISOMA BRASIUENSIS— im
VULO. CRABIERJOJSrC.
Tigrisoma hraêiliensù — ^Lîn. — ^Gray, p. 556, n® 1. Tigrisùma hroMiensis — ^Lin. — ^Pr. Bonap., 2™ vol., p. 137,
Héron dit VOnoré rayé — Ardea Uneata — ^Vieil.
Ces auteurs séparent, à tort, l'espèce suivante : TigrtBoma iigrinum — Gml. — Gray, p. 656, n^ 2. T^risoma Ûgrinum — ^Gml. — ^Pr. Bonap., 2™ voL, p. 137,
Hér(m marbré — Ardea marmorata — ^Vieîl.
Cette prétendue espèce n'est que la femelle du Brasi- Uensù.
Longueur totale S40 infl.
— du pli de l'aile 300
— du tarse 92
— du doigt médian 61
— de la queue • 104
— du bec 99
Hauteur — 23
Largeur — • 20
Dessus et côtés de la tête d'un roux vif un peu rem* bruni sur le front. Parties postérieures et latérales du cou présentant une suite alternative de raies transversales noires et rousses. Ces raies sont fines, nombreuses et légèrement ondulées. Au bas du cou, les raies rousses prennent une teinte jaunâtre. Dos et manteau garnis des mêmes raies noires et jaunâtres, mais plus fines et plus ondulées, ce qui donne à leur ensemble une apparence vermiculée. Croupion noir traversé de fines raies blanches.
Gorge d'un blanc pur qui continue sur tout le devant du cou en formant deux traits qui s'élargissent en descendant vers la poitrine. Ces deux traits blancs encadrent une large bande médiane d'un brun bistre. De la connnissure du bec part un trait d'un roux vif qui borde en dehors le blanc de la gorge et du cou en s'accoinpagnant, en dedans, d'un filet noir peu apparent.
Flancs noirs rayés de blanc. Reste des parties inférieures d'un roussâtre qui devient presque cendré en arrière. Au-dessous de cette teinte roussâtre, on aperçoit à l'abdomen des raies transversales noires, rousses et blanches. Jambes d'un gris roussâtre en dedans et rayées de noir et de blanc en dehors.
Hémiges d'un noir bleuâtre, finement bordées de blanc à la pointe ; les plus internes ont un semis jaunâtre sur leur barbe externe. Couvertures supérieures, petites et moyennes, marquées et colorées comme le dos, et les grandes comme les rémiges; celles des secondaires ont, de plus, un semis jaunâtre sur leur barbe externe. Couvertures inférieures noires, rayées de blanc. Bord de l'aîle blanc.
Rectrices noirâtres, couvertes de très-petites taches jaunâtres tendant à former un semis. Couvertures supérieures colorées et marquées comme le croupion ; les inférieures blanches, portant des raies noires trèsobliques se rencontrant en pointe à la tige des plumes. Bec d'un brun rougeâtre avec du jaune verdâtre dans la plus grande partie de la mandibule inférieure. Parties nues de la face d'un jaune verdâtre. Iris d'un beau jaune d'or. Pattes verdâtres.
Chez la femelle, le dessus de la tête et tontes les parties postérieures et latérales du cou sont marquées de ^ies transversales assez larges et presque égales, lea
unes noires et les autres jaunâtres]; la teinte jaunâtre est presque rousse sur la tête et presque blanche sur les côtes du cou. Ces mêmes raies couvrent le dos et le manteau, mais ont une teinte jaimâtre plus faible.
Joues jaunâtres avec des traits noirâtres le long de la tige des plumes. Gorge d'un blanc pur qui continue sur tout le devant du cou sous forme d'une bande, s'élargissant beaucoup en descendant vers la. poitrine. Ce blanc présente, çà et là, quelques traînées de roussâtre et des taches noires presque rondes.
Parties inférieures blanches, excepté la poitrine où se voient des bandes transversales noirâtres, roussâtres et blanchâtres assez irrégulières.
Rémiges d'un noir bleuâtre, largement bordées de blanc à la pointe. A la barbe externe, se voient quelques taches roussâtres qui, sur la barbe interne, se traduisent par des lignes blanches d'autant plus étendues que les rémiges sont plus internes. Couvertures supérieures, petites et moyennes, colorées et marquées comme le dos, les grandes comme les rémiges.
Rectrices noirâtres, traversées par cinq raies blanches et terminées de blanc à la pointe.
Le reste comme chez le mâle.
Le jeune mâle ressemble à la femelle.
Ce tigmoma se voit assez souvent. H se tient tantôt parmi les joncs qui couvrent nos endroits noyés, tantôt sur les mangliers qui bordent les palétuviers. Sa nourriture est celle de tous les grands lierons^ et je crois qiiô c'est pendant la nuit qu'il va la chercher, car cha?^ fois que je l'ai rencontré pendant la journée, il "^^ paraissait toujours plongé dans un profond somiûei'» Tout me porte à croire qu'il niche ici et q^ae^ ^"
voyage, ce n'est qu'accidentellement. Sa chair a mauvais goût.
G. BOTAJJRUS—Stephen.