FALCO AURANTIUS— Gw/m
VTTLO. OABILAN NOIR A GORGE ROUSSE.
M. Gray et le Pr. Bonaparte le considèrent à tort comme synonîme du fako deiroleucus; ce sont deux espèces bien distinctes dont je ferai voir plus loin les caractères différentiels.
Longueur totale 295 mil.
— du pli de l'allé 203
— du tarse 37
— du doigt médian 33
— de la queue 110
— du bec 21
Toutes les parties supérieures ainsi que les côtés de la tête d'un noir profond. Au dos, au manteau et au croupion, les plumes ont une petite bordure à teinte bleuâtre.
Gorge et devant du cou d'un roux clair ; ce roux se prolonge en une large bande sur chaque côté du cou. Poitrine et abdomen noirs ; du blanc borde la pointe des plumes et dessine ainsi des lignes transversales irrégulières que renvoie facilement le fond noir. Ventre et jambes d'un roux vif et pur.
Rémiges noires marquées intérieurement de petites taches blanches dont le nombre va diminuant de la première à la dernière. Couvertures supérieures reproduisant les teintes du dos; les inférieures noires et marquées de nombreuses taches blanches arrondies.
Rectrices noires, portant à la barbe interne, excepté à celle des deux intermédiaires, quelques petites taches blanchâtres sous forme de traits placés transversalement. Couvertures supérieures continuant les teintes du croupion, et les inférieures le roux du ventre.
DESCRlPTrV^. 21
Cire, tour des yeux, iris et pattes d'un joli jaune citron. Bec noir.
La femelle ne diflFère en rien du mule Je ne connais point le jeune âge.
Ce ^m faucon se voit assez souvent ici. A cause de la nature de sa proie habituelle, il est éminemment crépusculaire, et il possède un vol qui étonne autant par sa rapidité que par sa flexibilité. En effet, il se repaît de chauves-souris ; aussi a-t-il besoin de se mettre en chasse après le coucher du soleil, et lui faut-il un vol que ni vitesse ni détours ne puissent mettre en défaut. Aussitôt qu'il a saisi une victime, il se dirige vers les bois ; et bientôt, à court, il reparait encore pour trouver de nouveaux aliments pour son appétit. Il se tient, il est vrai, dans les bois ; mais quand arrive le moment de subvenir aux besoins de son existence, il sait fiiir au loin, pénétrer même dans les villages, pourvu que l'endroit choisi lui ofl6re des victimes à sacrifier à sa faim. A le voir ainsi occupé à chasser, tantôt filant, tantôt planant, tantôt faisant des crochets, on le prendrait plutôt pour une hirondelle que pour un oiseau de proie.
M. Gray et le Pr. Bonaparte considèrent comme une seule et même espèce le/ako deiroleucus et lefalco aurantins; mais c'est tout-à-fait à tort. Le deiroleucus mesure 410 mil., quand Vaurantius n'en mesure que 295 ; les autres dimensions sont en proportion de chacune de ces longueurs totales. De plus, Vaurantius a la gorge rousse, quand elle est blanche chez le deiroleucus ; son ventre est d'un roux vif et pur, tandis que le ventre du deiroleucus est roussâtre et présente des traits longitudinaux noirs ; les jambes sont également d'un roux vif et pur
22 PAKTIB
et n'ont point, comme celles du deirokticusy des taches triangulaires noires.
Le Pr. Bonaparte place lefako deiroUuctis dans le genre hypotriorchis ; c'est ime erreur, et elle provient, sans doute, de ce qu'il confond cette espèce avec le falco aurantius. De son côté, M. Gray place le faîco aurantius dans le genre fako ; je crois aussi que c'est une erreur qui provient également de ce qu'il réunit Vaurantius et le deiroleucus. En effet, le deiroUucus est véritablement un faho (le doigt médian est plus long que le tarse qui n'a que 40 mil. quand le doigt médian, sans l'ongle, mesure 55,) Vaurantius est un hypotriorchis (le doigt médian est plus court que le tarse qui mesure 37 mil., quand le doigt médian, sans l'ongle, n'en mesure que 33). Ainsi chaque auteur a, sans doute, classé génériquement, suivant l'échantillon qu'il avait, dans le moment, sous les yeux.
Le Pr. Bonaparte veut que le deiroleucus soit la femelle de Vaurantius; mais la femelle du deiroleucusj du côté du plumage, ne diffbre en rien du mâle. M. Gray, de son côté, app. p. 2, considère le fako ruji^laris de Daudin comme la femelle du deiroleacas ; c'est encore ime erreur d'après la raison ci-dessus.
Le Pr. Bonaparte me semble être dans le vrai en considérant le i^figularis comme identique à Vaurantius.
12 FALCO ANATUM— J5(map.
vuLG. GABILAN RAYÉ,
Falco peregrinus — Lin. — Gray, p. 19, n® 4. Falco peregrinus — ^Wils. (anatum — Bonap.) Pr. Bonap., p. 23, no 4.
Fako peregrlnus — Lin. — Wilson, 3°^* vol. p. 251.
Longueur totale 480 mil.
— du pli de Taile 362
— du tarse 48
— du doigt médian 50
Parties supérieures noirâtres ; chaque plume porto une fine bordure blanchâtre ; celles qui entourent l'occiput et descendent sur la nuque sont largement bordées de blanc. Joue blanche. Une large bande noire garnit le reste des côtés de la tête.
Gorge blanche. Toutes les autres parties inférieures présentent de grandes taches noirâtres un peu allongées et très-rapprochées qui reposent sur un fond blanc tendant à devenir roussâtre vers les parties postérieures.
Rémiges presque noires. Un liseré blanc très-fin longe le bord interne ; et, à partir de la cinquième primaire, ce liseré entoure la pointe en devenant plus apparent sur les secondaires. La barbe interne porte de nombreuses taches rousses allongées transversalement et se terminant avant d'atteindre le bord. Couvertures supérieures presque noires et finement bordées d'une teinte roussâtre qui devient blanche sur les grandes. Inférieures bnmes avec des taches blanchâtres.
Rectrices d'un brun foncé. La barbe interne, à part celle des intermédiaires, présente de petites bandes transversales un peu distantes l'une de l'autre; elles sont d'im blanc roussâtre ; -à partir de la seconde rectrice, la même couleur forme sur la barbe externe des petites taches rondes qui correspondent aux bandes intérieures. Couvertures supérieures colorées comme le
croupion; inférieures blanchâtres avec des bandes brunes.
Pattes d'un jaune légèrement teint de vert. Bec blanchâtre, noirâtre vers la pointe. Cire bleuâtre. Iris brun.
C'est une jeune femelle que je viens de décrire et c'est le seul exemplaire que j'aie jamais possédé ; aussi ne puis-je rien dire des habitudes de cet oiseau. H a été tué au mois de Décembre ; il venait sans doute de l'Amérique du Nord à la suite des canards qui fuyaient l'hiver.
G. IIYPOTRIORCniS— So/é^.