TRINGOIDES HYPOLEUCA— Xm
vuLO. RICUIT.
Tringoides hypoleuca — Lin. — Gray, p. 574, n® 1. Chevalier Guignette — Totanus hypoUucus — ^Vieîl.
Longueur totale 185 mil
— du pH de Taîle 100
— du tarse 21
— du doigt médian 18
— de la queue 42
Toutes les parties supérieures d'un brun légèrement olivâtre et satiné. Au dos et au manteau, la teinte foncée des tiges des plumes les rend apparentes ; de plus au manteau, les plumes portent, vers la pointe, une petite bande noire que suit un filet grisâtre. Lorum blanc que traverse un trait brun qui se prolonge au-delà de l'œil ; le blanc forme un sourcil assez long.
Joues et côtés du cou avec du brun olivâtre au milieu des plumes et du blanc sur les bords.
Toutes les parties inférieures d'un blanc pur.
Rémiges noirâtres ; une petite bordure blanche à la pointe des dernières primaires et à celle de toutes les secondaires. A part la première, elles portent toutes, sur la barbe interne, une tache blanche qui s'étend beaucoup sur les secondaires en couvrant même la barbe externe. Couvertures supérieures de la couleur du dos, à part les grandes des primaires qui sont noirâtres ; les petites portent à la pointe ime raie noire ; les moyennes deux raies de cette couleur alternant avec deux raies blanches; les grandes une raie noire que précède une raie blanche. Des couvertures inférieures, les petites sont blanches ; toutes les moyennes et seulement les grandes des primaires sont noirâtres et terminées de blanc; les grandes des secondaires sont entièrement blanches.
Bectrices, au nombre de douze, de la couleur du croupion ; la plus extérieure est blanche et rayée de noirâtre sur la barbe interne et un peu sur l'externe près de la pointe ; les suivantes, à part les deux intermédiaires, ont, près de la pointe, quelques traits noirâtres sur fond blanc. Couvertures supérieures continuant la teinte du croupion et les inférieures celle du ventre.
Bec noirâtre, blanchâtre à la base de la mandibale inférieure. Pattes d'un blanchâtre teinté de vert. Iris noir.
La femelle ressemble au mâle.
Le ricuit vit isolé. Cependant aux approches de la nuit, tous les individus échelonnés le long d'une rivière, par exemple, viennent prendre gîte en commun soit sur un manglier poussant dans la mer même, soit sur un tronc d'arbre échoué à l'embouchure de la rivière. Le matin, le départ a lieu et chacim va prendre le poste qui lui convient. Cest toujours Ik où il y a de l'eau que se porte le ricuit^ tantôt au bord de la mer, tantôt le long d'une rivière, tantôt à l'entour d'une mare même fort loin dans l'intérieur des terres. Il lui faut une terre molle qui permette à son bec d'y pénétrer facilement pour chercher les vers dont il se nourrit. Sa démarche est vive et gracieuse. Au repos, il hoche, presque constamment, de la tête et de la queue. Son vol est rapide et en le prenant, il pousse son petit cri qui lui a valu le nom vulgaire qu'il porte. On le rencontre pendant toute l'année.
M. le Docteur Pucheran a émis des doutes sur la légitimité de cette espèce. Il est disposé à croire qu'elle n'est que le jeune âge du Tringoides niacularia — ^Lin. Il est vrai que Vhypoleuca n'a jamais été signalé en Amérique et qu'il appartient à l'Europe. Mais en parlant du maculaj'ia je reviendrai sur cette question moins pour la décider que pour attirer l'attention de ceux qui pourront s'en occuper.
DESCmPTIVE. 461