HIMANTOPUS NIGRICOLLIS— FW
vuLG. bÈCASSE'LA'MORT.
Himantopus nigricollis — ^Vieil. — Gray, p. 577, n® 2. Eecurvirostra himantopus — ^Wilson, 2™ vol., p. 340. Echdsse à cou blanc et noir — Himantopus niffrieoUùh^i^^' Himantopus nigricollis — Gosse, p. .386.
Ix)ngaeTir totale » 360 ml
— du pU de Taîle 223
— du taise 117
Longueur du doigt médian 40 mil.
— de la queue 75
— «du bec 67
Front et lorum blancs. Une tache de même couleur derrière Toeil. Un noir mat forme comme xm voile qui enveloppe le sommet de la. tête, les yeux, les oreilles et Focciput où il se ramasse pour n'être plus qu'une simple bande qui, d'abord assez étroite, s'élargit bientôt graduellement pouf recouvrir toute la partie postérieure du cou. Au bas de cette région, le noir devient lustré ; il abandonne ses étroites limites et se répand sur le haut du dos, sur les manteaux et sur les aîles dont il colore aussi les couvertures, à part quelques unes des inférietu*es les plus internes qui sont blanches. Tout le reste du plumage est d'un blanc pur qui prend une légère teinte grise sur les rectrices par un mélange de brun; ce brun, vers la pointe, tend à former tache^ surtout sur les plus médianes.
Pattes roses. Bec et iris noirs.
La femelle ressemble au mâle.
Chez le jeune, le brun remplace le noir.
Cet oiseau n'est pas commxm. Toujours accompagné de sa femelle, il se tient au bord des étangs à moitié desséchés. Perché sur ses hautes jambes, il avance à pas lents, comme s'il mesurait le terrain, ou comme s'il calculait ses mouvements dans la crainte de rompre ses jambes, véritables échasses aussi grêles que longues. Son cri est faible et triste; le noir de son plumage semble être xm vêtement de deuil ; aussi tout tend à en faire l'image de la tristesse, bien plus, l'image de la mort d'où lui vient son^nom vulgaire. Je le crois sédentaire ici.
466 PABTIE
S. F. TRINGINŒ.
G. HEMIPALAMA— Pr. Botuq?.
243, HEMIPALAMA ilULTlSTRIATA—Licht
TULO. CKEVALIER.
Hemipàlama muUUtriata — Licht. — ^Gray; p. 578, n® 1. Tringa douglasii — ^Wilson, 2"® vol., p, 318, (en remarque).
— du pli deTaUe 130
— du tarse 36
— du doigt médian 20
— de la queue 55
— du bec 39
Dessus de la tête garni de plumes noires an centre, blanches sur les bords. Une bande blanche part du bec, passe sur l'œil et va se perdre à l'occiput. Joue, côte et derrière du cou présentant des taches d'un brun clair que du blanc encadre incomplètement. Dos et manteaa noirs, chaque plume bordée de roux ; celles du manteaa ont du blanc à leur bord interne. Croupion noirâtre.
Un trait brun traverse le lorum et l'œil. Goi^ blanche. Devant du cou, poitrine et flancs garnis de jiCtites taches allongées d'un brun clair sur fond blanc Dessous du corps d'un blanc pur.
Rémiges noirâtres ; du blanc les borde finement en dehors et garnit une partie de la barbe interne. Couvertures supérieures noires ; les petites bordées de roux; les moyennes de blanchâtre et les grandes de blanc. Inférieures blanches.
Rectrices blanches; du brun* clair forme un liseré au dedans de leurs bords qui restent olancs; quelques
DESCEipnvE. 467
taches du même brun sm* le milieu. Les deux intermédiaires sont entièrement brunes et bordées de blanc. Toutes les couvertures sont blanches; les inférieures ont xm petit filet brun le long de leur baguette.
Pattes verdâtres. Bec et iris noirs.
La femelle ressemble au mâle.
Telle est la livrée que portent beaucoup d'individus ; c'est, à peu de chose près, celle d'été et de l'âge adulte. D'autres plus jeunes ou en plumage d'hiver présentent la livrée suivante :
Dessus de la tête brun ; cette teinte est plus claire aux bords des plumes. Sourcil blanc. Trait brun sur le lorum et l'œil. Derrière du cou d'un brun clair ; im peu de blanc autour des plumes. Dos et manteau d'un gris brun légèrement cendré ; à la pointe des plumes, la teinta, en s'éclaircissant beaucoup, forme une fine bordure. Croupion présentant du noirâtre à la pointe des plumes, du gris brun à leur base.
Gorge blanche, faiblement tachetée de brun. Devant et côté du cou marqués en long de petits traits bruns sur fond blanc. Les autres parties inférieures sont blanches, mais les plumes présentent, en travers, plusieurs traits bruns dont l'ensemble tend à dessiner de grandes bandes qui vont d'un côté du corps à l'autre.
Les rémiges et leurs couvertures inférieures sont les mêmes que chez le précédent; mais les couvertures supérieures sont noirâtres et n'ont que du blanc à leurs bords.
Les rectrices n'offrent aucune différence, à part leurs couvertures qui sont barrées de noirâtre sur fond blanc.
Quelques individus présentent un mélange de ces deux livrées.
Le mtdtisiriata ne manque jamais de venir nous visiter
du mois d'Août au mois d'Octobre, époque de son départ. II se tient seul ou plutôt en compagnie duflavipe^ dont il a les habitudes.
G. TRINGA— ZmiM?.