DENDROCYGNA AUTUMNALIS— Xt
vxjLQ. OUIKIKI AILES BLANCSE8.
Dendrocygna autumnalis — ^Lin. — Gray, p. 612, n® 3. Canard siffleur à bec rouge — Arms autumnalis — ^Vîeil. Dendrocygna auiumnalis — Gosse, p. 398.
liongaeur totale 500 miL
— du pli de Taîle 240
— du tarse 51
— du doigt médian 55
— de la queue , . 80
— du bec 52
Hauteur — 23
Largeur — 18
Front d'un roux clair. Ce roux plus foncé couvre tout le dessus de la tête comme d'une espèce de calotte^ A l'occiput, il est suivi par une bandelette noire qui
descend assez bas sur le derrière du cou. Les côtés de la tête et d'une partie du cou sont d'un gris clair. La gorge est blanche et ce blanc descend assez bas sur le devant du cou. Toutes ces teintes s'arrêtent à un roux vif qui couvre tout le bas du cou ; à son origine, il est tacheté de noir ; en allant se répandre sur le haut du dos et sur toute la poitrine, ce roux change de nuance; il s'éclaircit au point de n'être plus que du gris cendré mêlé d'une légère teinte jaunâtre qui borde le bout des plumes. Reste du dos et manteau d'un beau roux mar^ ron. Croupion noir.
Abdomen et flancs noirs. Ventre et jambes tachetés de noir sur fond UanCk
Rémîges noires. Des couvertxw'es supérieures, les petites sont rousses, las moyennes d'un gris cendré^ les grandes presque blanches. Inférieures noires.
Eectrices noires, ainsi que les couvertures supérieures^ Les inférieures blanches et tachetées de noir.
Bec rougeâtre, jaunâtre à sa base. Onglet d'une teinte de plomb. Pattes et membrane blanchâtres.. Iris brun.
La femdle ressemble au mâle.
Le jeune ne diffère que par des teintes moins vives.
Ce canard niche dans le pays ; aussi le rencontre-t-on à toutes les époques de l'année, mais généralement en nombre assez limité. Vers les mois de Juillet ou d'Août,, beaucoup d'individus viennent assez régulièrement chaque année nous visiter. Nos étangs contiennent alors peu d'eau et certaines plantes aquatiques qui poussent sur leurs bords portent des graines dont ce canard est très-friand ; c'est, sans doute, ce qui l'at^ tire ici ; car ce n'est pas le froid qui le chasse de la
DESCEIPTIVE. 509
partie voisine du Continent où il abonde. D'un autre côté, il cède au besoin de voyager; aussi à l'époque du départ, il arrive quelquefois que pas un seul individu ne reste dans le pays. Il est toujours en troupe plus ou moins considérable. Sa voix est une sorte de sifiBiement qui semble produire les trois syllabes ouikiki^ d'où lui est venu le nom vulgaire qu'il porte. Il perche assez souvent. En captivité, il se mêle aux autres habitants de la basse-cour et semble satisfait de son sort > cependant il ne s'y reproduit pas. Sa chair comme celle de presque tous les canards de l'Amérique Méridionale fait les délices du gastronome et c'est à juste titre.