STERNA CAYENNENSIS— fi^J
VULO. MAUVE A QUEUE BLANCEJS.
Stema cayennensis — Gml. — Gray, p. 658, n® 7.
Stema caymnemk — d'Orbigny, p. 319.
Sterne ou grande hirondelle de mer de Cayenne — Stema eo^enr
nensù — ^Vieil.
Thalassue cayana — Gosse, p. 431.
Loxigneur totale . « « 410 mlL
— du pli de Taîle 290
— du tarse 28
— du doigt médian 20
— • de la queue (penne extérieure 135
— — (penne médiane 83
— du bec 54
Hauteur — 13
Largeur — 10
Dessus de la tête noir. Au front, des points blancs irrégulîers sont semés çà et là sur ce fond. A l'occiput, les plumes s'allongent et forment une espèce de huppe qui descend un peu sur le cou.
Dos, manteau et haut du croupion d'un bleu cendré très-clair ; tout le reste du corps d'un blanc que colore une légère teinte rosée ; cette teinte disparait par le &it de la dessication.
Des rémiges, les quatre premières sont à la barbe externe, d'un gris cendré très-foncé et, à la barbe interne, d'un blanc pur ; entre ce blanc et la tige court une bande presque noire qui s'élargit à la pointe pour remonter un peu sur le blanc. Toutes les autres sont d'un gris cendré clair passant au blanc pur sur la barbe interne. Couvertures supérieures colorées comme le dos ; inférieures blanches.
Eectrices entièrement blanches ainsi que toutes leurs couvertures.
Bec d'un jaune lavé. Pattes et iris noirs.
La femelle porte le même plumage, mais elle a de plus petites dimensions.
Chez le jeune, il n'y a pas de noir à l'occiput sous forme de plaque ; on y remarque seulement de simples traits de cette couleur. Des rémiges, la première est noire, les autres ont du brun cendré sur le tiers postérieur de la barbe interne.
Cfe sieTTie est commun ici. Sans pouvoir Taffirmer, je crois qu'il ne nous quitte qu'à l'époque de la ponte qu'il va faire loin de nous. Il est toujours en troupe Boit au moment de la pêche, soit au moment du repos. Son vol est soutenu, gracieux et assez rapide. Il a des places de prédilection où, sans doute, il trouve plus facilement les patits poissons dont il se nourrit. Il les guette d'une hauteur peu élevée et quand il s'abat pour les saisir, il ne plonge que le bec dans l'eau. De temps en temps, il jette im petit cri qui semble un cri de ralliement, car c'est alors que toute la troupe s'assemble et se met à tourbillonner dans un très-petit rayon. Si l'un d'eux tombe sous le coup du chasseur, les cris redoublent et toute la bande vient voltiger au-dessus de la victime; c'est une larme accordée au malheur. Après la pêche, la troupe va se reposer soit sur un petit banc de sable séparé du rivage, soit sur un rocher, soit sur un tronc d'arbre échoué à l'embouchure d'une rivière ; l'un se presse contre l'autre et tous babillent en commun ; tous semblent se promettre de ne jamais se séparer, besoin de sociabilité que la mort même hésite à détruire.