‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 281 sur 292 · PLOTUS ANHINGA— Zi · texte numérisé non relu

PLOTUS ANHINGA— Zi

TULO. PLONGEOX'SOIE.

Plotus anhinga — ^Lîn, — Gray, p. 664, vP 1.

Phtus anhinga — ^Lîn. — Pr. Bonap., 2"« voL, p. 180, n« 1.

Plotus anhinga — Wilson, 3™ vol., p. 202,

Longueur totale 1 m. 10 mil.

— du pli delVile 345

— du tarse , 37

— du doigt médian 73

— de la queue 268

— du bec 84

Tout le plumage d'un noîr pur et profond, teme sous le corps, luisant partout ailleurs ; les plumes de l'occiput sont un peu allongées.

Au bas du cou, en arrière, de petites taches oblongues d'un blanc argenté relèvent le fond noîr qui, ainsi varié, forme une sorte de croissant qui embrasse le commencemcnt du dos ; ce croissant est continué de chaque côté du dos par les manteaux dont les plumes portent une bande blanche le long de leur tige.

Des couvertures supérieures des rémiges, les petites laissent paraître le noir de leur base ; leur pointe porte du blanc qui forme autant de taches sur le fond ; les moyennes et les grandes ne laissent voir que leur blanc qui est légèrement cendré j il forme sur l'aîle, une large

l>ande qui la traverse obliquement d'avant en arrière.

Les rectrices ont du blanc cendré à leur pointe.

Pattes d'un jaune clair et sale. Bec d'un brun jaunâtre. Iris brun foncé.

Chez la femelle, le dessus de la tête est noirâtre. Cette couleur, à partir de l'occiput, forme une bande qui descend sur tout le derrière du cou. Côtés de la tête, d'un brun clair passant au brun foncé pour couvrir les parties latérales et antérieures du cou, ainsi que la poitrine. Gorge grisâtre, laissant échapper une bande de même teinte, mais peu marquée, descendant assez bas sur le cou. Le reste comme chez le mâle.

Le jeune mâle ressemble à la femelle.

Cet oiseau n'est pas très-commun. Il se tient sur les arbres bordant les rivières qui parcourent nos endroits noyés. H vit principalement de poissons qu'il saisit en lançant vivement son bec pointu et légèrement dentelé sur les bords ; dans ce mouvement, son cou si long se détend comme un véritable ressort à l'aide des muscles largement développés qui garnissent sa partie inférieure et antérieure; ces muscles sont blancs, tendres et délicats au goût, quand ceux du corps sont noirs et d'un goût désagréable. Pour pêcher, Vanhinga se tient dans l'eau, n'ayant dehors que la tête et le cou. Quand il lui arrive de plonger, il reste fort longtemps sous l'eau et, quand il revient, il apparaît comme un serpent, à cause de la longueur et des ondulations de son cou. Je ne puis dire s'il est sédentaire ou non.

550 partie: .

S. F. PELECANINŒL G- SULA—Brisêon.

Page 1