‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 64 sur 292 · CŒREBA CYANEA— Xei · texte numérisé non relu

CŒREBA CYANEA— Xei

TULO. ORIMPEREAU A PATTES ROSES.

CcBréba cyanea — ^Lîn.— Grray, p. 101, n^ L Cœreha cyanea — ^Lin. — Pr. Bonap., p. 399, n® 1. Cœréba cyaneor— à! Orhigay y p. 124.

Gidtrguit proprement dit — Cœreha cyanea — ^Vieil.

Longaeur totale » 135 m3i

— du pli de Taîle 70

— du tarse 14

— du bec 18

Un beau noir velouté marque le front, couTie le lorum et entoure l'œil; plus loin, il colore la nuque, les côtés du cou et le dos. Une large plaque d'un joli bleu d'aigue-marîne marque le dessus de la tête ; un beau bleu d'azur entoure complètement cette plaque, s'étend sur les joues, et se retrouve sur le croupion et sur toutes les parties inférieures, excepté sur le ventre qui est noiri

Rémiges noires ; un joli jaune-citron occupe la plus grande partie de la barbe interne, surtout de celle des secondaires. Des couvertures supérieures, les petites, chargées de bleu d'azur, forment un large parement qui sépare le noir des aîles de celui du dos ; les moyennes et les grandes sont noires. Des couvertures inférieures, les petites sont noires, les autres sont jaunecitron.

Rectrices noires avec très-peu de jaune à la barbe interne et près de la base. Couvertures supérieures de la couleur du croupion et les inférieures de celle du ventre.

Pattes d'un fort joli rose ; cette teinte devient jaime par le &it de la dessication.

Bec et iris noirs.

La femelle a toutes les parties supérieures d'un vert terne. . Un petit trait blanchâtre forme à l'œil un sourcil. Une bande noirâtre couvre le lorum et dépasse l'œa.

Gorge blanchâtre. Joues et toutes les parties inférieures marquées de taches vertes allongées sur un fond blanc jaimâtre ; sur les côtés du cou et sur les flancs, le vert règne presque seul ; sur le milieu de l'abdomen et du ventre, le blanc jaunâtre n'est point taché de vert.

Rémiges brunes, largement bordées de vert en dehors et portant en dedans du jaune citron. Des couvertures supérieures, les petites sont noiâtres ; les autres vertes ; inférieures jaune citron.

Rectrices.brunes, liserées de vert ; toutes les couvertures, de cette dernière couleur ; mais les inférieures d'une teinte plus claire et jaunâtre.

Pattes vertes. Bec et iris noirs.

Le jeune mâle porte le même plumage.

Ce cœreba, très-commun ici, no nous quitte jamais. Il vit toujours en troupe. H a, pour habitat, tout endroit qui lui offire des fruits dont il peut sucer la pulpe ou des fleurs dont le calice recèle et du nectar et des insectes. Cependant, il approche peu des endroits habités où il pourrait encore rencontrer de telles ressources. Sa forme est peu gracieuse, aussi son port a quelque chose de lourd que peuvent à peine corriger des mouvements vifs et souvent répétés. Sa parure est digne d'être admirée ; mais son cri faible et insignifiant ne mérite aucune attention. H n'est point fait pour la captivité ; aussi, privé de sa liberté, il convertit bientôt sa cage en tombeau. Cependant on parvient à l'habituer à sa prison ; mais c'est au prix de tant de soins et de patience que c'est un tour de force dont ne sont capables que quelques personnes, celles dont le goût pour les oiseaux est une véritable passion.

68 CŒREBA CŒRULEA— Zm.

Page 1