DACNIS SPIZA— Za
vuLG. VERT-VERT A TETE NOIRE.
Dacnis spùa — ^Lath. — Gray, p- 102, n*^ 7. Dacnis spùa — ^Lin. — Pr. Bonap., p. 4(0, u? 7.
LongiietiT totale 140 mil*
— du pli de Taîle. 71
— du tarse 18
•^— du doigt médian 12
— de la queue 50
— du bec- 15
Un noir de velours enveloppe toute la tête. C'est une véritable coîfie que porte l'oiseau ; elle s'arrondît en recouvrant l'occiput ; et en abandonnant la face, elle dessine une large bande qui se réduit rapidement en une pointe qui la fixe au cou en encadrant la gorge ; elle est retenue, comme par un nœud, entre les branches de la mandibule inférieure. Tout le reste du corps d'un beau vert qu'embellissent encore les reflets de la soie ; sur la gorge et sur le cou, ce vert est modifié par une légère teinte jaune ; sur les autres parties, c'est le bleu qui vient lui prêter sa nuance plus sévère, surtout en dessous vers les parties postérieures.
Rémiges noires, portant un liseré vert très-étroit sur les primaires, plus large sur les secondaires, surtout sur les plus internes. Le même vert colore toutes les couvertures supérieures ; du bleu modifie largement le vert de ces difiërentes parties. Couvertures inférieures noirâtres.
Rectrices noires, finement liserées en dehors de vert bleuâtre qui colore, en grande partie, les deux intermé-
DBSCRIPTIVE. 123
dîaîres. Couvertures supérieures continuant la teinte (lu croupion et les inférieures celle du ventre.
Bec noir à la mandibule supérieure, jaune à l'inférieure.
Pattes noires. Lris rouge.
La femelle a toutes les parties supérieures d'un vert qui semble jeté sur un fond brun. Le même vert, pour recouvrir les parties inférieures, emprunte au jaune une teinte accessoire qui domine sur la gorge, faiblit plus loin et cède la place à une teinte blanche vers le milieu du ventre.
Rémiges bnmes ; leur bord externe ainsi que leurs couvertures supérieures présentent le vert du dos.
Rectrices également brunes ; le vert du dos les borde à l'extérieur et recouvre entièrement les deux intermédiaires et les couvertures supérieures. Couvertures inférieures de la couleur du ventre. Le reste comme chez le mâle.
Cet oiseau est commun ici. H n'est ordinairement qu'en compagnie de sa femelle et jamais il n'abandonne le sol oii il est né. Les fruits pulpeux, les insectes, le nectar des fleurs composent sa nourriture habituelle. H vit plutôt loin que près des endroits habités. Sa forme svelte et élancée ne manque pas de charme ; mais des mouvements brusques et comme saccadés semblent lui enlever tonte grâce. L'œil se plaît à admirer ses brillantes couleurs ; mais l'oreille ne saurait être flattée par son cri faible et insignifiant. La liberté lui est indispensable ; aussi l'enlever à ses arbres dont il est une des fleurs, c'est le condamner à une mort prompte et certaine.
60 DACNIS CAYANUS— Xtif.
ruLO. VERT LE GRIS.
Dacnis cayanus — ^Lîn. — Gray, p. 102, n® 1. Dacnis cayanm — Lin. — Pr. Bonap., p. 400, n® 1. Pit'pit bleu — Sylvia cayana — ^Vieillot.
Longueur totale 125 mil.
— du pU de l'aîle 61
— du tarse 16
— du doigt médian 11
— de la queue 43
— du bec 14
Un noir profond recouvre le jfront, le lorum et Fœil ; il se termine en pointe derrière cet organe. Au dos et à la gorge, reparait le même noir ; au dos, il forme un triangle dont le sommet est dirigé vers le croupion ; à la gorge, il dessine une large bande qui descend sur le devant du cou et s'arrête à la poitrine en s'arrondirsant. Le reste du corps est d'un joli bleu verdâtre qui encadre les parties noires d'une manière aussi nette que tranchée.
Rémiges noires avec très-peu de blanc au bord de la barbe interne. La barbe externe présente un liseré bleu ; il est étroit et peu étendu sur les primaires ; sur les secondaires, il est plus large et atteint la pointe. Couvertures supérieures noires; du bleu occupe la pointe des moyennes et borde les grandes en dehors. Inférieures noirâtres.
Rectrices noires à couvertures bleues.
Pattes brunes. Bec noir. Iris couleur lie de vin.
Chez la femelle, un bleu à nuance tome couvre le dessus et les côtés de la tetc. Du gris garnit la gorge et descend assez bas sur le cou. Sur tout le reste du
corps, on ne voit plus que du vert un peu sombre qui brunit sur le dos et qui, en dessous, s'associe une légère teinte jaune.
Rémiges noirâtres, liserées de vert en dehors ; du blanc borde, en partie, la barbe interne. Des couvertures supérieures, les petites sont bleuâtres, les autres noirâtres avec du vert à la pointe des moyennes et au bord externe des grandes. Inférieures blanches.
Rectrices noirâtres ; du vert leur forme un liseré en dehors et colore presque entièrement les deux întermédiaires. Les couvertures sont du même vert, plus pur et plus vif sur les supérieures.
Le jeune mâle ressemble à la femelle.
Ce charmant oiseau est commun ici. H a les habitudes de l'espèce précédente ; il en diffère, ce{)endant, dès le moment même qu'il est privé de sa liberté. En effet, il est rare de voir un oiseau se familiariser si vîte et d'une manière si complète. Quelques jours suffisent pour qu'il ne pense plus à la vie libre de la campagne. Mais, pour supporter néanmoins sa nouvelle existence, il a besoin de soins si constants et si minutieux que c'est un véritable esclavage d'entreprendre une semblable tâche; mais la passion de certaines personnes pour les oiseaux, sait convertir en agréable passe-temps un tel asservissement. Pourtant rien n'empêche que le malheureux captif ne succombe dans le cours de la première année de son emprisonnement
126 PARTIB
G. CEKTÎilOLJL—Sundev.
Cl. CERTHIOLA FLAVEOLA— Xm.
vuLO. SUCRIER.
Certhiola flaveoh — ^Lîn.— Gray, p. 102.
Certhiola flaveola — ^Lin. — ^Pr. Bonap., p. 402. GuHrguit sucrier — Cœréba flaveola — ^Vieil. /Certhiola fluveola^—G^ossiàj p. 84,
Longueur totale 110 mil
— du pU de l'aile. 66
— du taise 17
— du doigt médian 13
— de la queue 33
— du bec 13
Parties supérieures d'un noir profond, mais terne, à part le croupion qui est jaune-citron. Un trait assez lai^ et d'un blanc pur part des narines, passe au dessus des yeux et s'arrête brusquement à l'origine du cou en s'élargissant un peu.
Gorge et un peu du devant du cou d'un gris cendre. Toutes les autres parties inférieures jaune-citron, à l'exception de quelques plumes postérieures qui sont blanches.
Rémiges noires. Les primaires blanches à leur tiens antérieur ; ce blanc forme sur l'aile, même pliée, une tache très-apparente. Les secondaires n'ont du blanc que sur une partie de la berbe interne. Couvertures supérieures noires; inférieures blanches; du jaune au pli de l'aîle.
Rectrices noires portant à la pointe une tache blanche qui, de la première aux suivantes, diminue d'étendue au point de n'être plus apparente sur les deux du milieu.
DESCRipmnE, 127
Couvertures supérieures noires ; inférieures blanches.
Pattes, bec, iris noirs.
La femelle ressemble au mâle.
Chez le jeune, le noir a une teinte beaucoup moins foncée. Le jaune est pâle et à nuance verte. La gorge est d'un gris mêlé de jaune. Le trait blanc qui passe au dessus de l'œil est aussi lavé de jaune.
Le sucrier est notre oiseau le plus commun. Se noiir* rissant de la pulpe de certains fruits et de certaines baies, suçant le nectar des fleurs, recherchant surtout les insectes qu'attirent ces fleurs, il est partout où se rencontrent de telles ressources. Aussi le voit-on au milieu des forêts, à l'entour des habitations, au centre des jardins, pourvu qu'un arbre, qu'un arbrisseau, qu'une chétive plante lui ofire sa pâture favorite. Vif et alerte, il cherche toujours soit voletant, soit sautillant et ne s'arrête que pour profiter d'une heureuse rencontre. Incapable cependant d'une longue immobihté, il ne tarde pas à abandonner la place qu'il vient de prendre pour la reprendre plus tard et l'abandonnei^ de nouveau. Par moment, fatigué ou repu, il met fin à sa pétulance et perché sur la branche qu'il a choisie, il voudrait chanter, mais il ne fait que gazouiller. H est la véritable image de l'enfant créole; insouciant comme lui, il demande tout à la gaîté. Aussi sem* blerait-il que la voûte du ciel pourrait être seule son pavillon; cependant prisonnier de l'enfant, il plie, pour quelque temps, à la captivité, comme s'il voulait dire qu'il a accepté un compagnon et non un maître ; et pourtant l'enfant ne sait faire que des martj^rs.
TROCHILIDŒ.
S. F. GRYPINŒ.
G. PHŒTORNIS— /^«cra/iw.