POLYTMUS DOMINICUS— Xm
vuM. HA US SE- COL.
Polyimus dominicus — ^Lîn. — Gray, p. 108, rfi \\. Lampornis dominicus — Lin. — Pr. Bonap., p. 71, n** 2. Colibri hausse-col-verf — Trockilus pectorcdis — ^Vieil.
D£8CRIPnV&. 138
Longueur totale 132 mil.
— du pli de Taîle 69
— de la queue 36
— du bec 27
Parties supérieures vertes et à reflets bronzés.
Gorge et devant du cou d'un beau vert d'émcraude foncé. Côtés du cou, de la poitrine, de l'abdomen et flancs du même vert que celui des parties supérieures. Du bas du cou, part une large bande d'un noir velouté qui va couvrir le milieu de la poitrine et de l'abdomen ; elle se termine aux plumes blanches et duvetées qui garnissent le ventre.
Rémiges noires à légers reflets violets. Toutes les couvertures du même vert que celui du dos.
Rectrices d'un violet foncé passant presque au noir vers la pointe ; elles jettent les reflets de l'acier bruni. Couvertures supérieures colorées comme le croupion ; inférieures connue les rectrices, mais à teinte et à reflets plus fonces.
Pattes, bec, iris noirs.
La femelle a, comme le mâle, toutes les parties supérieures vertes; mais inférieurement, elle présente une large bande d'un beau noir velouté qui part de la gorge et descend sur le milieu du cou, de la poitrine et de l'abdomen ; large au cou, étroite à la poitrine, elle s'élargit de nouveau à l'abdomen ; au milieu du cou, elle est interrompue par une plaque verte à reflets peu prononcés; partout, elle est accompagnée, de chaque côté, par une large bande blanche qui commence au menton, se rétrécit à la poitrine et finit au ventre.
Les rectrices sont également violettes et à reflets ; mais le noir, vers la pointe, est plus étendu. Toutes, excepté les deux intermédiaires, se terminent par une
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tache blanche qui diminue de grandeur de dehors en dedans. Les couvertures inférieures sont plutôt vertes, et leur pointe est lîserée de blanc.
Le jeune mâle, quoique ressemblant à la femelle, présente cependant quelques caractères dîstinctifs. La bande noire des parties inférieures est d'égale largeur partout ; elle n'est point coupée, au milieu du cou, par du vert ; mais au menton et à la gorge, on voit un peu de cette couleur. La bande blanche est plus étroite et elle est salie par un peu de roux.
Ce colibri, sans être rare, n'est cependant pas trèscommun. Il affectionne particulièrement les fleurs que porte une de nos espèces de mangliers ; fleurs que semblent dédaigner les autres colibris; il en est de même des autres fleurs auxquelles il s'adresse habituellement. Par le fait de cette particularité, le haussecol est presque toujours isolé de ses congénères.