TOPAZA MELLIVORA— Zî;i
vuLO. JACOBINE.
Topaza melKvora — Lin. — Gray, p. 110, n^ 6. Fhrisuffa mellivora — Lin. — Pr. Bonap., p. 73, n° 1. Oiseau-mouche à collier — Trochilus mellivorus — Vieil.
Longueur totale 120 mil.
— du pli de TaSle 67
— de la queue 44
— du bec 20
Toute la tête et tout le devant du cou d'un beau bleu foncé que relèvent agréablement quelques légers reflets. Derrière du cou et dessus du corps d'un vert sombre à reflets bronzés. Un demi-coUier blanc sépare le cou du dos.
Poitrine, flcmcs et côtés de l'abdomen présentant le vert du dos. Milieu de l'abdomen d'un blanc pur ainsi que le ventre dont les plumes sont duvetées.
Rémiges bleu d'acier.
Rectrices blanches ; une bande noire à leur extrémité; les deux intermédiaires continuent le vert doré du croupion. Couvertures supérieures du même vert ; inférieures blanches.
Pattes, bec, iris noirs.
Chez la femelle, les parties supérieures rappellent celles du mâle.
Parties inférieures blanches ; mais ce blanc n'est pur que sur l'abdomen et sur le ventre ; partout ailleurs, chaque plume porte, au centre, une tache d'un brun verdâtre ; au cou, ces taches laissent bien apparaître le blanc sous forme de bordure; à la poitrine et aux flancs, elles cachent presque entièrement ce blanc.
Rectrices d'un vert légèrement doré; vers la pointe^ une tache d'im noir bleuâtre ; la plus extérieure porte sur la barbe externe du blanc qui va dimiimant vers la pointe où il s'étale pour former une grande tache ; la même couleur ne dessine qu'une fine bordure à la pointe de celles qui suivent. Couvertures supérieures continuant le vert du dos ; inférieures d'abord vertes, ensuite noires, enfin blanches vers la pointe. Le reste comme chez le mâle.
I^ jeune mâle ressemble à la femelle.
Ce colibri sans ctre rare, n'est cependant pas très-
commun. Les fleurs qui Fattirent sont toujours celles de nos grands arbres ; aussi ne le voit-on ordinairement qu'à une certaine hauteur. H ne butinera pas toute la journée comme bien d'autres colibris. Le matin de très-bonne heure et pour peu de temps, il sera à son arbre de choix ; dans l'après-midi, il répétera sa visite et de la même manière ; dans l'intervalle, il se repose sans doute. Ainsi réglé, il semble devoir et vouloir être seul autour de l'arbre qu'il visite ; aussi chasse-t-il sans pitié tout autre colibri qui approche. H 66 tient toujours assez loin des endroits habites.
G. CALOTHORAX— Gf. R. Gray.