‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 78 sur 292 · MELLI8UGA MOSCHITA— Xek · texte numérisé non relu

MELLI8UGA MOSCHITA— Xek

TULO. MUBIS TOPAZE. .

Melîisuga moschita — Lin. — Gray, p. 113, n® 96, Chrysolampis moachitus — Lin. — ^Pr. Bonap.^ p. 82. Oiêeaurmouche Rubis topaze — TrochiluB moscMtus — ^Vieil.

Longueur totale 101 iniL

— du pH de Taîle 69

— de la queue , . 39

— du bec 17

Des&Tos de la tête brillant des riches reflets du rubis ; gorge et devant du cou étincelant du vif éclat de la topaze, quand toutes ces parties sont vues d'avant en arrière; mais si elles sont vues de côté, le rubis ne laisse plus échapper que la couleur sombre de pourpre foncé ; et la topaze, que les reflets d'un vert rembruni.

Derrière du cou et haut du dos d'un noir velouté, mais sombre. Bas du dos et croupion d'tm vert brun à légers reflets.

Dessous du corps noirâtre. Région anale garnie de plumes blanches et duvetées.

Sémiges bleu d'acier.

Rectrices d'un rouk vif et portant à la pointe une petite bordure noire. Couvertures supérieures colorées comme le croupion ; inférieures d'un roux clair.

Pattes, bec, iris noirs.

Chez la femelle, toutes les parties supérieures d'un

vert brun à légers reflets cuivrés ; les inférieures d'un gris-cendré.

De la gorge part une bande noire qui arrive jusqu'à la poitrine ; elle est garnie dans son milieu de plumes brillant des reflets de la topaze ; c'est le seul attribut qu'elle emprunte au mâle, mais elle ne l'a qu'avec l'âge; car au sortir du nid, la bande noire manque complètement, et quand elle paraît, elle ne porte encore aucune plume brillante.

Les rectrices, à part les deux intermédiaires, sont d'un roux vif, comme chez le mâle ; mais vers leur quart postérieur, il y a une large bande noire à reflets d'acier bruni; une tache triangulaire blanche termine leur pointe. Les deux intermédiaires sont d'un vert brillant; elles portent aussi la bande noire, mais plus étroite, et le blanc ne forme à la pointe qu'une fine bordure. Couvertures supérieures colorées conmie le croupion ; inférieures d'un blanc grisâtre.

Le jeime mâle porte la même robe que la femelle qui n'a pas encore à la gorge la bande noire ; il n'en diflPère que du côté de la queue dont les pennes, au lieu de roux vif vers la base, présentent une teinte brune que relèvent de légers reflets métalliques ; le noir qui suit cette teinte est plus étendu que chez la femelle, et la tache blanche est plus grande.

Ce colibri est certainement un des plus beaux qu'il y ait ; aussi ne met-on point de relâche dans la guerre qu'on lui fait ; pourtant le nombre en est toujours assez considérable. Il est vrai qu'on dédaigne la femelle; mais combien d'entre elles doivent être privées de mâlel Il est donc possible que ce colibri soit polygame et, de plus, que la femelle seule s'occupe de l'incubation des

œufe et de l'entretien des petits ; c'est ce que, dumoins, m'ont laissé penser quelques observations, malheureusement trop rares. H est partout ; loin comme près des endroits habités ; autour d'un arbuste, comme au sommet des grands arbres, pourvu qu'il rencontre des fleurs qui lui offrent des insectes ou du nectar. Il vient même visiter les fleurs de nos jardins et faire pâlir leurs brillantes couleurs devant l'éclat de celles qu'il porte. Il perche très-souvent ; mais il ne reste point immobile ; il remue sans cesse la tête, comme pour faire scintiller aux rayons du soleil des tropiques, les pierres précieuses qui composent sa parure.

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