MELLISUGA ORÎSATA—Bodd
WLG. EUPPE-COL.
MelHsuga ùmata — ^Bodd. — Gray, p. 113, n*4. Laphomis ornaim — ^Bodd. — Vt. Bonap., p. 83, n* 1. Oiseau-mouche Huppe-col — TrochUm omains — ^Vieil.
Longneur totale 67 mil.
— du pH de Taîle 38
— de fa queue 26
Parties supérieures d'un vert doré peu brillant. Une petite bande transversale blanche parcourt le croupion.
Front, gorge et une partie du devant du cou parés du brillant de l'émeraude, mais avec un ton plus chaud que semblent lui prêter les reflets de la topaze ; la lumière, suivant son incidence, convertit ces teintes si vives en un pourpre presque noir.
Entre le front et le vertex, s'élève transversalement en forme de huppe, une rangée de plumes longues et lancéolées d'un roux marron des plus vifs, s De chaque région parotique se détache une sorte d'éventail dirigé obliquement d'avant en arrière ; les plumes qui composent cet ornement . sont toutes d'inégale longueur ; le roux qui les colore est très-clair ; leur pointe arrondie porte une tache sphérique qui, stdvant le jeu de la lumière, reflète le vert si brillant de la gorge ou paraît d'un noir velouté. Quand l'oiseau relève sa huppe et écarte ses éventails, il représente une des plus jolies espèces de cette famille.
Dessous du corps d'im brun mêlé de vert doré.
Rémiges bleu d'acier.
Rectrices d'un roux sombre; du bnm borde la barbe externe. Les deux intermédiaires sont d'un vert doré. Couvertures supérieures du même vert; inférieures roussâtres.
Pattes, bec, iris noirs.
La fi^nelle a toutes les parties supérieures d'un vert plus sombre que celui du mâle. Une bande roussâtre coupe le croupion en travers.
Gorge et devant du cou, d'un roux assez vif. Reste des parties inférieures, d'un roux plus clair. Elle n'a ni vert brillant, ni liuppe, ni éventails.
Rectrices d'un roux sombre jusqu'au tiers postérieur qui est noirâtre et terminé de roussâtre.
Le jeune, au sortir du nid, n'a point la bande qui traverse le croupion ; les parties inférieures sont blanchâ' très ; un peu de roux salit la gorge, et du vert tend à former une bande sur la poitrine.
Ce petit colibri n'est pas très-commun. Il cherche les fleurs partout, même au sommet de nos grands arbres ; mais il aflfectionne principalement une petite fleur rouge que porte une plante qui pousse dans les savannes. Ce n'est pas en tout temps qu'il se montre près des endroits habités; il paraît en Novembre et disparaît en Février. Pendant les autres mois de l'année, je l'ai rencontré près des grands bois. Je n'ai jamais pu m'expliquer ce changement d'habitat.
G. HYLOCHARI&— jffoi^.