SYNALLAXIS RUFICAPILLA— Ftet
VULO. OUIOUTL
SifnaUaxis ruficapUla — ^Vieil. — Gray, p. 135, n® 1. SynaUaxis ruficapUla — ^Vieil. — Pr. Bonap., p. 212, n® 1. SynaUaxe à tête rousse — SynaUaxis ruficapUla — ^Vieil.
Longaeur totale 165 mil.
— du pli de l'aile 55
— du tarse 22
— du doigt médian 12
-— de la queue 72
— du bec 12
Front d'un gris très>foncé. Dessus de la tête recou* vert d'une large plaque rousse. Toutes les autres parties supérieures d'un brun olivâtre.
Joue d'un gris foncé. Gorge et deyant du cou blan-
châtres ; au bas de la gorge, la base des plumes a du noir sous forme de petites taches. Poitrine d'un gris assez clair; le même gris, mais teint de roux, couvre les flancs. Les autres parties inférieures d'un blatic im peu sale.
Eémiges brunes. Des couvertures supérieures, les petites et les moyennes sont d'un roux assez vif; les i grandes sont brunes et bordées de roux. Inférieures
d'un blanc lavé de roux.
Queue très-étagée à pennes brunes. CouvOTtures supérieures colorées comme le croupion ; inférieures d'un brun très-clair.
Bec noirâtre. Pattes brunes. Iris noir.
La femelle ressemble au mâle.
Le jeune n'a point de roux sur la tète et celui des ailes est très-pâle. H n'y a pas de taches noires au bas de la gorge. Toutes les couleurs sont moins foncées.
Ce synallazis est très-commun ici. H se tient dans les halliers et plutôt près que loin des endroits habités. Son cri qui exprime à peu près le nom vulgaire qu'il porte est fort et bien accentué. Ses mouvements sont empreints de cette vivacité qui semble l'apanage de tout ce qui est petit. Sa queue presque toujours relevée lui donne une attitude bien en rapport avec sa pétulance. Mais c'est plutôt par la manière dont il construit son nid, qu'il attire et fixe l'attention. Il le place, le plus souvent, sur un arbuste et entre trois ou quatres branches qui doivent en soutenir les parois, n le compose de bûchettes dont quelques unes sont si grosses qu'on ne peut croire que l'oiseau ait eu la force de les charrier. Ces bûchettes sont entrelacées de telle manière qu'elles parviennent à former un tout sans aucun lien pour en fixer les diflérentes parties. Ce
travail achevé ne dénote pas un grand artiste au premier abord; mais quand on se demande comment l'oiseau a pu fixer les premières bûchettes sans im brin d'herbe,*^8ans un crin, sans im fil d'araignée, on trouve dans cette masse assez grossière encore un de ces chefsd'œuvre qtd caractérisent si bien l'instinct des oiseaux. Ce nid représente à peu près un pain de sucre de 50 centimètres de haut et à base supérieure ; une petite cavité est réservée dans son centre ; elle est tapissée de quelques substances moelleuses pour recevoir les œufe. Le mâle aide la femelle dans ce travail et, comme elle, il partage les fatigues de l'incubation et les tendres soins de l'éducation des petits.