‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 89 sur 292 · VTLO. CHARPENTIER A BEC COURBE · texte numérisé non relu

VTLO. CHARPENTIER A BEC COURBE

Longueur totale : 235 mil.

— du pli de Taîle 105

— du tarse 20

— du doigt médian 22

— de la queue 85

— du bec , 30

Parties supérieures de la tête et derrière du cou | presque noirs ; au milieu des plumes, une tache blan- ' châtre, arrondie sur le front, lacrymiforme sur la tête, plus large et plus allongée sur le cou ; c'est à peine si, par quelques traits fort déliés, ces taches continuent sur le dos. Dos et manteau d'un brun olive fortement teint de roux-canelle. Le croupion ne présente que cette dernière teinte. Sourcil peu marqué et blanchâtre.

Gorge blanche. Devant du cou également blanc; mais les plumes bordées entièrement de noirâtre y ont une apparence d'écaillés larges et presque rondes. Reste des parties inférieures d'un brun olive assez foncé, présentant des taches blanches entièrement bordées de noir et à apparence écailleuse ; à la poitrine, elles sont trèsgrandes, mais allongées et à pointe mousse ; à l'abdomen, elles sont plus rares, plus petites et elles perdent insensiblement de la vivacité des deux teintes pour disparaître dans le fond vers le ventre qui n'en présente que des traces.

Rémiges roux-canelle avec du brun vers la pointe des primaires. Les couvertures supérieures ont le même roux-canelle, et les inférieures un roux très-clair.

Rectrices roux-canelle ainsi que leurs couvertures supériem^cs ; les inférieures ont la teinte du ventre et

portent le long de leur tige une tache blanchâtre.

Bec blanc de corne; il est très-comprimé latéralement ; aussi est-il plus haut que large ; au lieu d'être droit comme celui du D. picusj il présente une courbure assez marquée. Pattes et iris bruns.

En ne tenant compte que du plumage^ il ne m^était guère permis de séparer cette espèce du D. picus ; mais la conformation du bec suffisait pour justifier ma détermination qui, du reste, a été confirmée, plus tard, par M. le Baron de Lafresnaye.

UàltiroBtria comme le picuê se tient parmi les mangliers. n paraît être très-rare ici, car je n'ai jamais pu obtenir qu'un seul exemplaire. Je l'ai envoyé à M. de Lafiresnaye qui daignait alors m'accorder pour mon travail son concours aussi bienveillant qu'éclairé, n devait, à ma prière, me renvoyer l'exemplaire quand la mort l'a surpris: mon altirosiria fait donc partie jusqu'aujourd'hui de la collection qu'à laissée le Baron.

G. DENDROCOPS— ^le'aeVw.

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