‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 95 sur 292 · MNIOTILTA PETECHIA— Xm · texte numérisé non relu

MNIOTILTA PETECHIA— Xm

vuLO. FIGUIER OU BATARD SERIN.

Mntotilta petechia — Lin. — Gray, p. 196, n<> 5. Rhimamphm œstiva — Lin. — Pr. Bonap., p. 311, n® ï'

Sylvia petechia — ^Wilson, 2"*« vol., p. 7 Sylvia citrinella — ^Wilson, 1^^ vol., p. 258. Fauvette tachetée de rougeâtre — Sylvia œstiva — ^Vieil, Fauvette à tête rouge — Sylvia petechia — ^Vieil, Sylvicola œsiiva — Grosse, p. 157.

Longueur totale , 122 mil.

— du pli de Taîle 61

— du tarse , , 18

— du doigt médian 10

— de la queue 45

— du bec , , 10

Dessus de la tête portant xine large plaque d^un jaune orangé tirant sur le rouge ; cette belle teinte se fond dans un joli jaune serin qni marque le front, forme à l'œil un sourcil et recouvre la joue et Focciput où il se teînt de vert. Toutes les autres parties supérieures d'un vert agréablement modifié par du jaune, surtout au croupion ; au dos et au manteau, se voit un petit trait brun le long de la tige des plumes.

Parties latérales et inférieures d'tm beau jaune serin ; un fort joli rouge ocreux vient former de petites flammèches sur le devant du cou, sur la poitrine et sur les flancs.

Rémiges noirâtres ; un petit liseré vert jaunâtre borde la barbe externe ; du jaime clair règne sur une grande partie de la barbe interne. Toutes les couvertures supérieures sont noirâtres ; mais les petites et les moyennes sont si largement bordées de vert-jaunâtre que le noirâtre appâtait à peine ; la bordure des grandes est du jaune presque pur. Inférieures d'un jaune assez clair.

Rectrices jaunes ; les deux intermédiaires sont noirâtres dans leur centre ; les autres ont vers leur bord externe im trait également noirâtre qui s'élargit en forme de larme vers la pointe. Couv^ures supérieures d'un

brun mêlé de vert et de jaune et bordées de jaunâtre; inférieures jaunes- Pattes d'un brun très-clair et teint de jaune. Bec et iris bruns.

La femelle rappelle le mâle ; mais la plaque orangée de la tête est d'une teinte moins vive, et les taches rouges des parties inférieures sont moins allongées et moins nombreuses.

Chezlejeune, il n'y a ni jaune pur au firont, ni jaune orangé au vertex ; toutes les parties supérieures sont d'un vert légèrement teinté de jaune. Le sourcil, la joue et toutes les parties inférieures sont jaunes ; à la gorge, cette couleur est si pâle qu'elle est plutôt blanchâtre ; au cou, à la poitrine et aux flancs, elle n'est relevée par aucune tache et elle n'a pas cette vivacité de ton qu'elle présente chez l'adulte.

Cette charmasite fauvette n'est que de passage icL Au mois d'Octobre, elle fuit les fix)ids de l'Amérique septentrionale et vient nous visiter. En Avril, elle nous quitte ^pour retourner vers le sol natal jouir du printemps et faire sa ponte. Ici, elle se tient sur les arbres, sautillant de branche en branche à la recherche des insectes dont elle se nourrit. Elle est toujours seule et ne s'éloigne que très-peu des endroits habités. Souvent, en ville, au milieu des arbres qui ornent nos promenades et nos cours, on l'entend jeter son petit cri assez insignifiant pour justifier son nom vulgaire de batard'Serin. Comme elle ne niche pas ici, il est trèsrare de la rencontrer sous son plumage de noces que caractérise principalement la plaque jaune orangé du vertex. Elle est assez conmiune.

Page 1