‹ Oiseaux de passage: rimes fantastiques, rimes d'ébèneChapitre 1 sur 46 · MES VERS · texte numérisé non relu

MES VERS

Ce sont des oiseaux de passage Qui jettent au vent leur chanson :

Sans s'attarder sur le buisson, Qu'ils passent donc comme un nuage !

On verrait trop bien leurs défauts, S'ils ne volaient pas assez vite ; On dirait : « Leur aile est petite, « Et l'or de leur plumage est faux. »

Oiseaux )Ae passage.

Si quelque oisillon de la bande,

— Me suis- je dit souventefois, — Pourtant, s'égarait dans le bois. . . .

La forêt des Muses est grande !

Sage et tranquille dans son coin, Il laisserait fondre la glace, Puis il chercherait une place Pour y bâtir son nid de foin.

Dans le vert taillis qui frissonne Peut-être il s'acclimaterait ; Et qui donc l'en empêcherait ?

— Allons ! allons ! je déraisonne !

Ces espoirs que je couve en sot Grandissent dans la cassolette Où je les ai serrés. — Perrette, Cette cassolette est ton pot !

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