MES VERS
Ce sont des oiseaux de passage Qui jettent au vent leur chanson :
Sans s'attarder sur le buisson, Qu'ils passent donc comme un nuage !
On verrait trop bien leurs défauts, S'ils ne volaient pas assez vite ; On dirait : « Leur aile est petite, « Et l'or de leur plumage est faux. »
Oiseaux )Ae passage.
Si quelque oisillon de la bande,
— Me suis- je dit souventefois, — Pourtant, s'égarait dans le bois. . . .
La forêt des Muses est grande !
Sage et tranquille dans son coin, Il laisserait fondre la glace, Puis il chercherait une place Pour y bâtir son nid de foin.
Dans le vert taillis qui frissonne Peut-être il s'acclimaterait ; Et qui donc l'en empêcherait ?
— Allons ! allons ! je déraisonne !
Ces espoirs que je couve en sot Grandissent dans la cassolette Où je les ai serrés. — Perrette, Cette cassolette est ton pot !