‹ Oiseaux de passage: rimes fantastiques, rimes d'ébèneChapitre 36 sur 46 · ÉTOILES FILANTES · texte numérisé non relu

ÉTOILES FILANTES

Il faisait ttuit ; c'était en été. — Sur la dune Assis, je contemplais le calme firmament.

Parfois, comme un atome émané de la lune, Une étoile filait silencieusement.

Je pensais : « au milieu de l'immensité brune

« Toi qui, naissant soudain, ne brilles qu'un moment,

« Tu tombes comme nous, jouet de la fortune,

« Étoile au long filet d'or et de diamant I »

Bientôt l'horreur me prit : l'écho, dans les ténèbres, Retentit, et le ciel s'emplit de voix funèbres ; L'astre, en tombant, rendit un lamentable accord ;

122 Ritnes d'ébène.

Un éclair tout à coup traversa ma pensée :

'< Cette étoile est des cieux une âme repoussée,

« Qiii s'engloutit au puits de l'éternelle mort I »

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