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ETOILES FILANTES

Il faisait nuit ; c'était en été. — Sur la dune Assis, je contemplais le calme firmament. Parfois, comme un atome émané de la lune, . Une étoile filait silencieusement.

Je pensais : « au milieu de l'immensité brune

« Toi qui, naissant soudain, ne brilles qu'un moment,

« Tu tombes comme nous, jouet de la fortune,

« Étoile au lono; filet d'or et de diamant ! »

Bientôt l'horreur me prit : Técho, dans les ténèbres, Retentit, et le ciel s'emplit de voix funèbres ; L'astre, en tombant, rendit un lamentable accord ;

122 Rimes d'ébène.

Un éclair tout à coup traversa ma pensée :

« Cette étoile est des cieux une âme repoussée,

« Qui s'engloutit au puits de l'éternelle mort ! »

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