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est parfois si réduite qu’elle devient impropre au vol, certains passereaux (hippolais) présentent ce caractère. Le pouce (h) est garni de plumes courtes et raides. L'épaule (i) est couverte de plumes fines et serrées. Nous donnons plus loin quelques notions élémentaires sur la façon de préparer les oiseaux, pensant ainsi être utile à ceux désireux de conserver les souvenirs de leurs chasses et de leurs excursions; ce qu'ils voudraient savoir c'est préparer les oiscaux avec toute la justesse dans les attitudes cet toute la perfection des taxidermistes passés
maîtres, en cela nous regrettons de ne pouvoir les satisfaire, ils ne pourront acquérir qu'à la longue l’habileté de ces préparateurs, si mauvais que soit le début, qu'ils ns se découragent pas, la persévérance est le corollaire indispensable à la pratique qui elle seule donne l’habileté.
Pour le collectionneur , la série des oiseaux de son pays est non seulement un grand livre de souvenir qui lui rappelle ses excursions, ses bonnes fortunes de chasseur, les amis qui furent ses compagnons, mais encore C’est un sujet d'étude, un recucil d'observations qui peuvent avoir un but de réelle utilité surtout au point de vue agricole, pour peu qu'il prenne soin d'examiner les restes de nourriture qui se trouvent dans l'œsophage de chaque sujet, en notant l'époque de l’année et même l'heure de la journée à laquelle il a capturé chacun des oiseaux qui composent sa collection, il aura réuni des renseignements sur leurs mœurs qui peuvent seules montrer les services, parfois très contestés, que nous rendent certaines espèces granivores, Comme les moineaux, les pinsons, qui deviennent essentiellement insectivores au printemps, au moment des couvées.
Sur l'étiquette de chaque oiseau, on inscrit le nom français adopté et le nom latin ; il est aussi fort utile d'indiquer la dénomination vulgaire du pays et la date de la capture, puis l'endroit exact où il aura été pris. Dans le bas, un numéro d'ordre servira de référence à un cahier où seront consignés tous les détails qu'on pourra avoir sur la nourriture, les mœurs, la nidification, etc.
Au bout de quelques années, on sera tout étonné d’avoir réuni des documents d'un réel intérêt scientifique, que seront heureux de consulter les savants ornitholozistes.
Pour réunir une telle collection scientifique, il suffit de - vouloir, car la préparation et la conservation des oiseaux est chose facile, nous allons le démontrer.
Avant de se mettre à préparer un oiseau, il faut commencer par enlever toutes les souillures qui pourraient altérer les plumes, taches de boue ou de sang ; avec un tampon de coton imbibé d’eau ou une petite éponge, on lave bien la place salie, on rince jusqu’à ce que les plumes soient b'en propres ; pour les sécher on peut, avec un bout d’aile de poule les secouer vivement en tenant l’oiseau par le bec, et en agitant les plumes pour faire évaporer l’eau ; si on veut aller plus vite, on saupoudre l'animal d'argile smectique pulvérisée qui absorbe l’eau, on secoue la poudre d'argile mouillée, et on en remet de la sèche jusqu'à ce que la plume ait repris toute sa fraicheur.
I ne faut pas craindre que l'argile smectique altère les plumes, il suffit d'avoir soin de bien agiter jusqu'au fond du duvet pour la faire tomber, et éviter qu'elle y adhère, ce qui arriverait si on la laissait sécher dessus.
L'oiseau bien propre, on introduit dans le bec un tampon d'étoupe ou de coton, pour éviter que le sang oules matières qui peuvent se trouver dans l’@sophage ne coulent et ne salissent l'animal, puis on passe dans les narines un fil
O coupe la peau sur le slernum.
dont on noue les deux extrémités en le laissant à peu près de la longueur de la tête et du cou | réunis.
DU L'oiseau ainsi préparé, on le place devant soi scalpet sur le dos, la tête à sa gauche et on fend ja peau sur le sternum, tout le long de la carêne, avec le doigt ou l’extrémité du manche du scalpel (1) on sépare
(4) Tous les outils nécessaires pour la préparation des animaux ainsi ue les yeux d’émail, les perchoirs, etc., se trouvent dans de bonnes conditions à la maison Emile Deyrolle, naturaliste, 46, rue du Bac, Paris,
doucement la peau dela chair, sans se presser, jusqu'à ce que l’on sente la saillie de l'articulation de l'épaule et celle de la cuisse, on verse larcement du plàtre dans l'ouverture ainsi pratiquée, pour absorber le sang et la graisse qui pourraient tacher les plumes.
Cette opération faite d'un côté, on retourne l'oiseau et on la répète sur l’autre partie, toujours avec force plâtre, puis on examine bien soigneusement où est l'articulation de l'épaule, car il s'agit de séparer l’aile du tronc, et on coupe jusqu’à ce que l'on voit l'articulation de l'humérus
On coupe l'aile à l'articulation de l'humérus au corps
avec l'os coracoïde et le bréchet, on sépare ce premier os des autres, puis on coupe les muscles qui peuvent encore attacher l'aile au tronc ; cela demande au début certaines précautions, mais avec un peu de soin et en se servant d'un scalpel coupant bien et de bons ciseaux fins, cela ne présente pas de réelle difficulté ; les deux épaules étant détachées, il faut couper le cou à la base du tronc. Des ciseaux un peu forts suffisent dans les oiseaux de petite ou de moyenne taille pour couper les vertèbres du cou, pour les plus gros il faut SC servir de la pince coupante ; avec les ciseaux ou le scalpel on sépare les muscles et les organes qui entourent le cou pour enlever les dernières attaches qui peuvent le relier au tronc.
La partie la plus épincuse du dépouillage est faite lorsqu'on en est là, il ne s'agit plus que d'enlever le corps.
De la main gauche, avec le pouce et l'hidex, on prend le corps à l'endroit d'où on a détaché les ailes, on soulève
l'oiseau, et de la main droite on fait glisser la peau le long du dos jusqu'à ce qu'on ait bien dégagé l'articulation de la cuisse, on sépare à l'articulation celle-ci de la jambe, qu'on laisse dans la peau comme cela est indiqué,
, Diseau dépouillé, la peau entièrement relournée la plume se lrouve a l'interieur, les membres à droite sont encore garnis de chair, ceux de gauche sont completement depouilles.
on en coupe tous les muscles qui les relient, et on dégage la peau jusqu’à la base du croupion, on sépare la colonne vertébrale au-dessus du renflement que présente cet organe, et le tronc se trouve entièrement séparé.
Pendant toute l'opération il ne faut pas ménager le plâtre, on ne saurait même trop en mettre, c'est le seul moyen d'empêcher le sang de souiller les plumes. Il ne faut pas s'inquiéter de celui qui pourrait rester dans les plumes, il sera toujours facile de le faire tomber en les secouant avec un bout d’aile de poule.
Il nous reste à dépouiller la tête, les ailes, les pattes, et le croupion. Commençons par la tête.
Prenez la partie du cou dépouillée de la main gauche, élevez-le de façon à renverser la peau sur la tête, dégagez doucement les muscles du cou, toujours en tirant la peau par en bas, vous apercevez bientôt la tête, continuez l'opération, toujours en saupoudrant de plâtre, et lorsque vous aperce vez le tube de peau qui est le conduit auditif qui pénètre dans le crâne, avec la pince de dissection arrachez-le aussi profondément que possible, de façon à ne pas laisser de trou sur la peau extérieure de la tête; cela fait à droite et à gauche vous arrivez aux yeux, il faut quelques précautions pour ne pas couper la paupière, en prenant bien soin de tirer sur la peau de façon à étendre autant que possible celle qui est adhérente au globe de l'œil, on la coupe facilement au ras de cet organe, laissant ainsi la paupière entière et intacte, la première incision faite, on voit où il faut couper. On arrête le dépouillage un peu avant la base du bec, car à cet endroit la peau est souvent plus ou moins adhérente au crâne, et on pourrait la déchirer.
On détache le cou du crâne et on coupe même une petite partie de l’occiput pour agrandir le trou et pouvoir retirer plus facilement la cervelle, on enlève les deux yeux, la langue et les muscles reliantles mâchoires, sans cependant les séparer ; la tête bien décharnée, on enduit l'os de savon arsenical largement distribué, surtout dans l’intérieur du crâne et des yeux, à l’articulation des mandibules, aux endroits en un mot où il peut rester quelque peu de viande, ce préservatif empêchant la putréfaction et provoquant la dessication. On bourre ensuite l'intérieur du crâne et les cavités des yeux de coton haché
si l'oiseau est petit, d'étoupe coupée si la taille le permet.
On passe au dépouillage des ailes, pour ce qui est autour de l’'humérus Ça ne présente aucune difficulté, il suffit de détacher la peau pour mettre à nu les muscles qu'il faut enlever; à partir du coude, les grandes plumes adhérant plus ou moins au cubitus, il ne faut pas essayer de détacher la peau, on la déchirerait, on ne peut que la faire glisser du côté du radius pour voir les muscles qui sont autour de ces deux os, on en enlève le plus possible, soit à l'aide de ciseaux droits ou courbes, soit avec la pince à dissection ou le scalpe!, tous
Pince
Ciseaux courbes à don
les moyens.sont bons pour arriver au résultat et on fait comme l’on peut suivant la taille et la construction de l'animal auquel on à affaire.
Une recommandation importante : ne séparez pas l’'humérus du radius et du cubitus, laissez plutôt plus que
moins des tendons qui les relient entre eux, sans quoi ça vous gênera beaucoup pour le montage.
Les deux ailes dépouillées, toujours avec le plâtre en poudre, vous saupoudrez la peau intérieure pour éviter les taches de graisse et vous laissez votre oiseau retourné. Vouscontinuez l'opération pour les cuisses : vous procédez de même facon que pour la tête et les ailes; prenant la tête du tibia de la main gauche, de la main droite vous faites glisser la peau jusqu’au bout, pas trop cependant, car parfois les plumes sont insérées jusque dans les muscles ; il est donc important de s'arrêter à temps car il vaut mieux laisser un peu de viande que de déchirer la peau, on coupe tout ce qu'il est possible d'enlever.
Pour le croupion le dépouillage se borne à enlever les glandes uropygiales qui sont sur le dessus et de gratter le peu de chair qui peut exister à la base des plumes, puis on imprègne le tout d’une bonne couche de savon arsenical.
Si l'animal est très gras et que la peau présente des pelotes de graisse, vous grattez au scalpel pour les enlever, de même que les parties de chair qui pourraient y adhérer encore.
Ainsi dépouillé, votre oiseauest complètement retourné, les plumes en dedans et la peau en dehors. Vous tirez la queue, les pattes, les ailes, pour remettre tout en place, vous retournez également le cou et la tête, en vous servant du fil passé dans le bec pour faire revenir la tête en place, vous secouez votre oiseau pour faire tomber l'excès de plâtre et remettre les plumes en bonne situation.
La première fois qu’on essaye de dépouiller un oiseau on ne va pas vite et on commet bien quelques trous dans la peau, surtout si on fait ce premier essai avec un sujet gras, dont la peau est toujours fine et facilement déchirable ; n’essayez pas alors de poursuivre l'opération du inontage, vous aurez mille peines et n’obtiendrez pas un on résultat. Pour remettreen état un oiseau mal dépouillé, il faut une main très habile et ayant l'expérience de ce travail, abandonnez votre sujet et recommencez avec un autre, vous économiserez du temps et ne soumettrez pas votre patienfe à une épreuve trop pénible.
L'oiseau bien dépouillé, bien retourné, secoué, lissé et posé à plaë sur le dos dans la position où il était lorsque vous avez commencé, vous choisissez une carcasse en fil
de fer proportionnée à sa taille, nous en donnons plus loin le résumé, les ailes étendues, les pattes écartées, le cou, la tête et la queue placés en position, vous disposez dessus la carcasse comme vous devez la mettre dans l'intérieur, pour bien vous rendre compte des distances où doivent arriver les fils de fer.
Carcasse préparée, en haut au centre la lige pour la téle, a droite el à gauche les fils de fer destines aux ailes, en bas la fourche pour la queue el de chaque côte les fils de fer pour les palles.
Pour la tête, vous tournez autour du fil de fer qui doit supporter le cou, du coton ou de la filasse, qui donne le diamètre voulu du cou, puis vous enfilez le dit mandrin dans le cou après l'avoir enduit de savon arsenical, en laissant dépasser du bec tout ce que le fil de fer a de trop long.
Pour les pattes, tirez l'os pour introduire tout près de l'articulation la pointe de votre fil de fer et le faire passer sous le derrière du tarse, en le faisant sortir sous la plante du pied dans la partie charnue la plus épaisse, vous mettez l'anneau un peu sur le côté et refermez la chair enlevée de la jambe en tournant autour de l'os etdu fil de fer du coton ou de l’étoupe, représentant comme forme et volume ce que vous avez retiré en dépouillant, vous enduisez Ce mannequin de savon arsenical et, tirant la patte, vous remettez la peau en place ; si besoin est, vous faites décrire un angle au fil de fer comme il est indiqué à la figure ci-dessus.
Pour les ailes, l'opération est différente, suivant que vous voulez monter le sujet au repos les ailes repliées, ou au vol, dans une position animée, les ailes étendues ou plus ou muins détachées du corps ; nous allons donc examiner les deux systèmes.
Pour le montage d'un oiseau au repos, il n’est pas indispensable de mettre du fil de fer dans les ailes si la taille ne dépasse pas celle du merle; sur l’humérus on reforme en étoupe ou coton tourné autour de l'os la forme qu'avait cette partie avant le dépouillage ; sur le radius, vers son milieu, on attache un fil qu'à l’aide d'une aizuille on fait passer à travers la bourre qui entoure l’humérus, et près de la tête de ce dernier, puis on replie l'aile dans la position du repos en tirant sur le fil. On comprend que l’attache sur le radius doit être faite de telle façon qu’elle ne glisse pas, et pour cela il est bon de cirer préalablement le fil pour que le nœud ne bouge pas de place ; avant
de replier, on aura soin de bien enduire toute la peau
interne de savon arsenical.
Les deux ailes ainsi préparées, on attache les deux bouts des fils en laissant entre les deux têtes d’humérus la distance qu'elles avaient sur l'animal, ce qui est facile à observer, en examinant le corps qu’on en a retiré. Il est fort important, pour la bonne tournure de l'oiseau, que l'humérus ait bien, par rapport à l'extrémité de l'aile et au corps la direction qu'il avait, il faut y regarder à deux fois pour bien observer la distance qu'il faut laisser entre le radius et l'humérus d'une part, et entre les deux radius quand on les réunit, d'autre part.
Pour la position du vol, il faut passer un fil de fer dans les ailes, on étend l’aile de façon à mettre les os sur la même ligne droite, on passe le fil de fer le long de l'humérus puis le long du radius et du cubitus entre les deux os, on le fait pénétrer bien au centre de l'articulation et on le tourne par l'anneau pour l'aider à traverser, après son passage on le fait suivre entre l'os et la peau le plus loin possible, dans tous les cas de telle facon qu'il tienne bien l'aile entièrement ouverte lorsqu'il est droit: ça demande parfois quelques tâtonnements; si la pointe du fil de fer venait à s’'émousser ou prendre une mauvaise direction, il ne faudrait pas hésiter à le retirer, refaire la pointe à la lime pour recommencer.
Si le fil de fer est trop long, on le laisse dépasser en dehors, cette extrémité sera ensuite coupée soigneusement après le montage, le long de l'os et ne paraîtra pas, se trouvant recouvert par les plumes.
Au centre du corps de l'oiseau lous les anñeaux se trouveront superposes les uns aux autres.
Au centre du corps de l'oiseau, il y aura donc l'anneau de la tête, celui de la queue, les deux des ailes si elles doivent être étendues et ceux des pattes, soit 4 ou 6 anneaux, suivant la posture que doit occuper l'animal ; si les ailes n’en ont pas, tous ces anneaux devront se trouver au-dessus du fil attachant les ailes.
À la base de l'anneau de la tête, on attachera solidement un fil ciré, deux autres fils y seront fixés sur la circonférence, la divisant ainsi à peu près en trois parties
égales, les extrémités internes de ces trois fils seront passées dans tous les anneaux qui Seront placés dans l'ordre que nous avons indiqué (la tête, la queue, les ailes, les pattes), puis on liera fortement chaque fil avec son extrémité correspondante, de telle sorte que tous les anneaux se placent à peu de chose près les uns sur les autres ; après un premier lien, il est bon de repasser à
L'anneau qui supportera la tête aura trois altaches avec lesquelles on fixera les autres anneaux.
nouveau les fils sous l'anneau pour faire un second nœud au-dessus et donner plus de solidité à cette attache qui a besoin d’être absolument fixe. C'est l'âme de notre monture; si un anneau bouge, il est indispensable d'ajouter de nouveaux nœuds jusqu'à ce qu’on ait obtenu une fixité parfaite.
Voilà notre animal tout préparé. Avant de le bourrer, on examine si tout est bien en place, si les pattes ne sont pas trop courtes ou trop longues, si le cou est bien proportionné, car il est encore temps de corriger quelque peu si besoin est en tirant ou en refoulant.
On procède alors au bourrage, mais avant on badigeonne tout l'intérieur de l'animal de savon arsenical, puis on commence par mettre en-dessous de l'anneau central du coton haché ou de la filasse coupée et ce en quantité suffisante pour former le dos de l'oiseau, c’est souvent parce que le dos n'est pas assez bourré que les oiseaux montés par des novices ont mauvaise tournure ; on bourre
ersuite le côté des ailes puis celui des pattes, on forme de même la poitrine, le ventre.
C'est avec une presserelle qu'on introduit la bourre de la main droite, tandis qu'avec la gauche on soutient la peau et en pressant on juge de la quantité de bourre placée et de sa suffisance; nous ne pouvons donner des indications précises sur la quantité à mettre, c'est affaire d'appréciation, il s’agit de remplacer ce qu’on à retiré; on s'aidera en comparant avec la nature; si on en mettait tant que la peau peut en contenir, certainement il y aurait trop; il s'agit de savoir s'arrêter à temps.
Pour fermer l'ouverture pratiquée au ventre, on recoud la peau à points croisés avec un fil laissé läche d'abord, et qu'on serre ensuite peu à peu à l’aide de la presserelle en rapprochant de droite à gauche les bords de la peau avec ia main gauche. Tout en cousant, si on s'aperçoit de défectuosité dans le bourrace, on rectifie en ajoutant ou en retirant, suivant le besoin ; le dernier point fait, on noue le fil et il ne reste plus qu'à percher l'animal, c'est-à-dire à lui donner la position naturelle voulue.
C'est là qu'est tout le talent du préparateur, celui qui à bien observé l'attitude et les mouvements de l'espèce d'oiseau qu'il prépare, fera an bon montage, si, au contraire,
Dire vous n'avez pas bien vu si cet oiseau marche bruce'le les pattes écartées ou rapprochées, silajambe est cachée ou complètement découverte, si l'aile est relevée à l'épaule avec l'extrémité au-dessus de la queue ou pendante sur le côt* ou en dessous, si vous ne savez pas la position del: queue, du cou, de la tête, etc, vous ne ferez qu'un bien piètre montage. C’est assez dire qu'on ne saurait trop étudier les postures ces oiseaux, si on veut arriver à leur donner une bonne tournure naturelle.
Suivant que l'oiseau marche ou perche, on le place sur
une planche à plat ou sur un perchoir tourné ; nous
n'avons pas besoin de dire que le support doit être pro portionné à la taille de l'animal ; avec une vrille on perce deux trous pour passer les fils de fer des pattes, quon replie en dessous.
Pied d'oiseau percheur
Avant de percherson oiseau, il faut donner aux pattes une position voisine de celle qu'elles doivent avoir définitivement, puis on passe les deux fils de fer dans les trous du support et on dispose les pattes dessus, on redresse le corps en ajustant les ailes, la queue, le cou et la tête; le toutétant supporté par des fils de fer, il est aisé de leur donner la tournure désirée. Lorsque chaque partie est bien en place, on ajuste les couvertures des ailes avec une pince fine, on retrousse les touffes de plumes et on les rabat dans Presserelle la situation voulue, on lisse les plumes, si ne l'oiseau est au repos on arrête les ailes avec un fil de fer passé en travers du corps et relié par un fil qui passe à l'extérieur sur le dos, puis on s'occupe de la tôte.
Pour placer les yeux on écarte les paupières avec une pince fine, on introduit dans l'orbite, par petites parties, une quantité de mastic suffisante pour tenir l'œil, environ une fois et demie le volume de ce dernier, on coupe avec la pince ad hoc le fil de fer qui lie les yeux artificiels ensemble et on les place chacun dans l'orbite de l'animal,
on glisse une épingle sous la paupière pour la ramener partout au-dessus de l'œil, et on dispose ensuite la peau du tour de facon que la paupière soit bien en place; ici non pius nous ne pouvons donner des explications suftisantes pour permettre à nos lecteurs de bien faire en suivant nos conseils ; il faut, avant de dépouiller l'oiseau bien voir la disposition qu'on devra donner à la face ; il n'y a rien à inventer, il suffit de copier la nature pour limiter aussi servilement que possible, chaque oiseau a une yhysionomie particulière, et chaque mouvement différent se traduit par une modification dans l'œil et la disposition des plumes.
Dans certains rapaces, dans les aigles surtout, il y a au-dessus de l'œil un petit os qu'on appelle l’arcade sourcilière, il recouvre l'organe comme un sourcil très saillant ; il faut avoir soin de le conserver après le crâne au moment du dépouillage, sans quoi il faut le remplacer par un petit morceau de carton.
On coupe le fil de fer qui dépasse le bec, puis on le replie de facon à le faire entrer à la base de la mandibule supérieure ; à l’inférieure on pique une épingle qu'on arrête
On coupe le fil de fer qui dépasse du bec et on te replie dans le crâne suivant la ligne pointillée.
bien, puis on y fixe un fil qu’on lie au-dessus de façon à empêcher les mandibules de se déranger pendant la disseccation ; si le bec doit rester ouvert, on met entre les deux mandibules un morceau de liége qui donne juste l’écartement voulu et on les fixe toujours de la même façon par une épingle reliant les deux mandibules en traversant le liége.
Votre oiseau doit être terminé, si, par suite de fausse manœuvre ou d'accident quelconque il se trouvait que
des plumes ne veulent pas reprendre leur place ou aient besoin d'être contenues, on fixe dans l'oiseau quelques longues épingles et on passe sur les plumes des fils que l'on serre plus ou moins en les maintenant sur les épingles, quand l'oiseau est bien sec, c'est-à-dire après deux ou trois semaines environ, on enlève les épingles et on coupe le fil avec des ciseaux en ménageant bien les plumes.
l'icecage d'un oiseau
Les oiseaux qui ont les pattes colorées de même que le bec, ont souvent besoin d'avoir ces teintes rehaussées par un peu de couleur; on se sert de peinture à l'huile qu'on recouvre ensuite d'un vernis blanc très léger (1).
En suivant ces conseils, vous arriverez certainement, cher lecteur, à préparer des oiseaux de façon à les conserver, si vous voulez atteindre la perfection des taxidermistes habiles, il vous suffira de persévérer, d'étudier, et si vous avez le tempérament quelque peu artiste, vous arriverez... mais pas du premier coup à très bien faire ; il faut forger longtemps pour devenir bon forgeron.
(1) Tous les instruments pour la prénaration des animaux, les veux d'email, les perchoirs, etc., peuvent être obtenus dans de bonnes conditions d'exécution et de prix, à la maison Emile Deyrolle, naturaliste, 45, rue du Bac, à Paris,
PRÉPARATION DES ŒUEFS
La préparation des œufs est chose fort simple, il suffit de les percer d'un petit trou à chaque extrémité, de façon à en extraire le contenu.
Pour faire ce petit trou, on se sert d'un petit instrument en acier qu'on roule entre les doigts en appliquant la
pointe à l'endroit où on veut opérer l'ouverture; on la proportionne à la taille de l'œuf, et juste suflisante pour y
introduire la pipette en verre à l'aide de laquelle on aspire avec la bouche le jaune et le blanc; pour laisser pénétrer l'air on pratique à l'extrémité opposée un tout petit trou, sans quoi le vide se fait dans l'œuf par l'aspiration, et la moindre pression peut briser la coquille fragile.
Quand les œufs ont déjà eu un commencement d'incubation, on est obligé de pratiquer un trou de taille proportionnée à l'embryon qu'il s'agit d'en extraire, les ciseaux à pointe fine doiventétre employés pour cette opération délicate ; l'œuf vidé, on remet le morceau de la coquille enlevé et on le soutient avec une pièce de papier transparent, le collodion gommé que vendent les pharmaciens pour appliquer sur les plaies fait un très bon office pour réparer les œufs.
Les collections de coquilles d'œufs doivent être conservées dans de petites cuvettes en carton avec porte-étiquette comme on le fait pour les minéraux, les appliquer contre des carrés de carton, ou les enfiler en chapelet, c'est les vouer à une prompte destruction.
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