SUZE
Il y a ville, château et citadelle : la ville ne vaut rien, château est peu de chose» et la citadelle est très-petite. Ëiie est située au commencement de la vallée de Suie » au bas des montagnes, sur la jonction des deux principaux chemina de France en Piémont par la Savoie et le Dauphiné (cette entrée du Piémont est double, et par conséquent meilleure que celle de Pignerol] , beaucoup meilleure à présent, j^r les ouvrages que noiis y avons faits» <^ue nous ne Tavons trouvée ; c*est pourquoi » supposé que le roi la rende « il esl nécessaire de la raser et démolir entièrement, a6n qu'elle ne nous puisse jamais faire obstacle quand il nous arrivera d'y retourner.
miCRBOt., SA CtVADBLLK, LBS 90Bt8 DB BAUfTB-BMOrPni, h A
PÈlOUSn BT BÉPBIfOAIICBS.
Pignerol eat composé de ville , château et citadelle : cette place nous ouvre une entrée dauf piainti de V4€^
DE M. DB YADBAN. M
mont, mais fort inutile quand duc de Savoie n'est pas en paix avec nou8, comme il paraît par le succès de cette dernière guerre, où jusqu'ici elle nous a été fort à charge, et à moins d'être bien avec ce duc, je ne vois pas qu'elle nous puisse beaucoup servir, attendu que ce prince ne se brouillera jamais avec nous qu'il ne soit vigoureusement soutenu de toute Titalie oi de la maison d'Autriche, comme il est à présent, auquel cas il est bien difficile qu'elle puisse faire l'effet qu'on s'en est proposé ; vu qu'à moins de dépenser encore six à sept cent mille écus à lui faire une grande aug*mentation fortifiée, contenant un grand espace pour les arsenaux , magasins à poudre, greniers, halles, hangars, boulangerie, moulins, caves, forges et casernes, il est im* possible qu'elle puisse contenir la quantité de munitions de guerre et de bouche nécessaires à pouvoir soutenir, je ne diç pas un siège, car cela se doit entendre, mais une offensive telle qu'il la faudrait faire en ce pays-là : et quand tous les bâtiments nécessaires y seraient, je ne sais pas où on prendrait toutes les munitions nécessaires à sa défense ni à une puissante offensive, vu qu'il sera très-difficile de les pouvoir tirer du Piémont après les excès des premières (âmpagnes, et encore plus de France, à cause de la longueur et difficulté des chemins, impraticables à toute autre voiture qu'à des mulets; ce qui rend tout ce qu'on y porte d'autant plus cher, que de Grenoble, qui est le lieu le plus près d'où on puisse tirer, on paye 14 livres du quintal ou cent pesant de marchandises vendues à Pif^nerol. Entin nous sentons par une expérience très-fâcheuse que Pignerol, sans le duc rie Savoie dans nos intérêts, nous est extrêmement à charge, et puis c'est tout : si , au lieu de cette entrée qui nous est présentement si bien fermée , on s'était attaché à retirer le comté de Nice des mains de ce prince, à
56 OISIVETÉS Afl
acquérir le duché de Savoie, choses faciles et irès-praiicableS) ou du moins à démolir Montmélian et fortifier la fron* liôre de Dauphiné et Provence, la guerre, que nous soutenons avec peine et s^ns fruit de ce côté, nous deviendrait très-facile et de peu de frais. Quand le roi ne voudra pas faire de conquêtes en Italie, où Ton peut dire qu'elles ne lui conviennent point, et que Sa Majesté voudra bien se contenter de maintenir Tégalilé entre ses princes et en chasser les Espagnols, partageant leurs dé{.K)uil les entre les naturels du pays , au lieu de se les approprier, elle trouvera moyen, en leur faisant transport de ses droits sur le duché de Milan et sur le royaume de Naples , de se perpétuer leur amitié et d'avoir le duché de Savoie par un échange qui conviendrait parfaitement aux uns et aux autres. — Par la recherche que j'ai faite des dépenses que nos rois ont faites à l'occasion de Pignerol , je trouve qu'elle coûte plus de i, 700, 000 écus d'achat (4), sa fortification pour le moins autant, et si, pour la mettre en état de faire l'effet qu'on en a prétendu, il en coûtera encore plus de 600,000, et cela non compris les dépenses ordinaires consistant dans l'entretien de sa garnison, de son double état-major, de son hôpital, des munitions de guerre et de bouche, artillerie, fortifications, conseil souverain, la plus value de toutes les denrées qui viennent de France et tous les casuels et cas imprévus qui tous ensemble vont à plus d'un million par an, et le revenu de cette place et de sa dépendance ne vaut en tout et partout que treize mille livres de rente au roi.n;!»:»njni mu " Tout ce que dessus me persuade que ce serait une irès-
ti (i) File fut acquise par le traité de Chérasque en 1631.
Dir.
M M NàMBàM. m
bonne affaire pour Sa Majesté d'en fiiire démolir toutes les fortitications aussi bien que celles du fort Sainte-Brigitte et de la Pérouse, et de l'échanger avec son territoire et la vallée de la Péroose contre le comté Mffi^m l^mpmiié de Monlméliao ; que si on ne fait pas cela» il flindra ci-après acquérir Pautre moitié de la iraliée de la Férovse, celles d'Angrogne, de Saint-Martin, de Lucerne, et enfin tous les pays des Barbets qui sont absolument nécessaires au soutien de Pignerol ; autrement, je ne trouve pas qu'il soit possibl^ de là maintenir longtemps pendant une guerre de durée» ni de pouvoir en foire aucun usage qui nous puisse être avantageux.
nr.
M0NTJf£LIAN , LB CHATEAU UK CUA.\iB£RY ET LE FOBT DES
ALUNGES.
Si le roi a quelque avantage dans le prochain traité de paix» il faudrait raser Hontmélian jusqu'à la montagne sur laquelle il est assis, puisque le duc de Savoie n'a que cette place qui mérite considération dans la Savoie et d'où les charrois soient praticables dans le royaume : c'est là où il peut (aire ses magasins» et le seul endroit propre à faire ses amas quand il s'agii de nous làire la guerre en deçà des monts par le Dauphiné et la Bresse. — le dis la même chose du fort des Allinges et du château de Chambéry, qui ne sont pas à beaucoup près si considérables que Montmélian ; mais si les avantages sont égaux ou moindres de ce c6té| il ne fiiudra rien démolir» parce que leur considération doit nous, valoir beaucoup dans un traité de paix.
69 '4MfWm
9|C£, VILLB ET CITADEM'K; VlLUF^ANni K , SM vr-H^SFICI^ , HOMALBAfi, .4Â lURBlE. SOSPEIO^O, SAORGIUKI DOLCE-AQUA.
Si le duc de Savoie persiste dans la mauvaise volonté qu*il â témoignée jusqu'ici contre la France , et que la tin de cette guerre tourne avantageusement pour nous» il me paraît deux partis à prendre à son égard, dont le meilleur serait de faire valoir les prétentions que le roi a sur ce pays, et s*en accommoder avec lui par quelque échange ou autrement» ei l'autre d'en tout démolir, tant pour mettre ce prince dans notre dépendance que .pqur le punir de s*étre lié dUntérêt avec les plus cruels ennemis de la France. La même chose se doit entendre de Villefranche, Saipt-ilo^ee» Montalban, Sospello, Saorgio, Dolce-Aqua, la Turbie, etc., avec cette différence que si les avantages sont partagés ou moindres de notre côté que de celui des alliés» il me parait qu*il an favdra agir avec plua de modératioi» et en tirer d*aatff«i •witagfe.
I4E FOTST r'HUMNGUK et SKS FORTIFICATlO^iS AU PK|,A |IV
Son pont fait et fera toujours peiir aux Allemands» et les IbrliAcations de sa tête étant situées sur un terrain usurpé qui ne nous appartient pas, de même que fa corne de rt|e
au delà du grand cours du Rhin, les Allemands et les Suisses sont en droit d'en demander la démolition. La rupture de ce pont fera plaisir à Bâle, de qui il gftte les marchés, mais
DB M. m TAWUN. It
il f» iiocira pM lai6S«r d*y tmir a» tae povf la oo«nao4ité
delà garnison d'IIuningue, qui tire be^^ucoup du secoursUe^ pays de M. de Dourlach. Ce pont se pourra restituer quand OQ voimI» par ua autre de J^iaaiut qui leca le mèrm ofeiai^ ne coûtera pas tapi. Do feete, la auppreasiem 4a i» poul et le rasement des fortifications de sa tête vaudra plus de 40,000 écus de rente au roi par l'épargne d*un bataillon de moins , l'entretien dudit pont» sa fortiitcaiion, les b^^i-^ méats civils, un commandai|t paiticulier, etc.
VU
FRiBOtRC; ET SKS CHATKAI X.
Cette place est belle et bonne, mais elle ne donna qa'une ftès*iiiaavafse entrée dans le pays ennanii, et n'augmaMi pas les eontrIlMitloiiat en temps de guerre , de dit mille dctts r eNe et toute Sa dépendance, ^ui consiste en deux ou
trois villages, n'en valent pas autant de revenu. Elle est éloignée du Rhin de quatre à cinq lieues , ne sert de rien à la sûreté de la frontière, et serait dNine très-grande considération à PempeMwt, parée que e^eat le siège de la nigence des villes forestières, qui pent loi servir dNme ^eellenie frontière contre nous et d'arsenal en deçà des montagnes pour faire les amas nécessaires à nous guerroyer. C'est pourquoi, si on la lui rend en entier et sans y rien démolir, il faodra la lui feire valoir oomne la mellleore et la pins tmportante place de son Etat (i) : y aoNi peu de chose ipiHI ne nous acooixle pour Pavoir ; aussi ëst-IIJoste ^oe ai nous vou-
.(t> On ni ic tfesN>ynpiii». \m4^à>' i: . t .
i5 ourvBTÉs
loM tmver nom compie «vee lai , de l«i fiiive tfonw le
sien avec nous. Cette place coûte au roi plus de 900,000 écus par an, tant pour l'entretien de sa garnison ordinaire que pour son triple état-major, l'hôpitaly les munitions de goerre et de boueboy les foriiications, etc.
BRIHACH, LK FORT D£ L'ILE, LA VILLt NEVVB ET SES DICPKN-
DAKCES.
Cette place a plus de réputation que de mérite, et le tout pour avoir soutenu un blocus» car il ne parait pas que ja-mais elle ait été attaquée de vive force. Son étendue est immense > la dépense de ses fortifications depuis quarante ans infinie,, son entretien très-à charge au roi par sa grosse garnison, qui ne peut jamais être moindre de six à sept bataillons et troî^ ou quatre escadrons» et par son double état* major , rh<kpital t les munitions de guerre et de bouche, les fortifications et réparations annuelles des désordres que le Rhin y fait continuellement, tout cela ensemble moulant à plus de 850,000 livres par an.
Pour la dépendance, elle consiste en quatre villages, dont trois au delà du Rhin, les uns et les autres peu considérables et detrte-peu de revenu. Elle est située au delà du Rhin, du côté de TAllemagne : elle a un pont de bois sur celte rivière, mauvais et souvent rompu. Son entrée dans le pays n*est que la même que celle 4e l^ribourg qui ne vaut rien ; cette place est trôs^bonne m partie et en partie très-man* vaise : il B*y a rien d» si fort que le corps de la place pendant ' les mois de mai, juin, juillet et août, et jusqu'au 15 de septembre; depuis le 15 en bas, la proximité de l'hiver et rbîver môme ne permettent pas qu'on puisse entreprendre
DE «• OB VAUBAM. 01
un graad siège; mais le bras du Ehin qui s'est comblé, sans qu'on y poisse remédier» rend la ville neuve de l'ilesi faible» que ce ne serait pas une alureàcekti qui l'attaquerait de la
prendre en six jours et de^ rendre maître de l*tle, ce qui
ferait perdre aussitôt les pièces isolées et les dehors du Mortier, d'où s'ensuivrait l'entière possession de l'île, la facilité d'envelopper le for( par les attaques qui» pouvant aisément envoyer du canon sur ses derrières» couperaient bieM6t le grand pont du Rhin et par conséquent sa communication au corps de la place, ce qui, le privant des secours qu'il en [iourrait tirer, le ferait tomber en peu de temps, par je peu d'eau qui se trouverait dans son fossé et par les autres manquemenia» ce lieu étant plutôt considéré oomme im dehors que comme un fort indépendant» ce qui ùiit que aea magasins et la plus grande partie de ce qui en. dépend sont dans la ville. De la prise de ce fort s'ensuivrait la facilité du blocus du vieux Brisacb» plus grande que d'aucune autre place du royaume, et cela par le niiofyeià de deuxou trois forta de Tantre côté du Rhin, placés à propos, on peu hors de la portée du canon, q<ji une fois établis, le siège ou blocus de cette place se pourrait très-bien continuer avec dix mille hommes. Bien entendu que pour pouvoir exécuter ce que dessus» il faut que l'ennemi soit maître de la campagne» et que cette entreprise commence vers le 15 septembre qui est le temps de rabaissement des eaux. Du surplus l'échange de celle placeconireSlrasbourg doit présupposer qu'elle sera démolie et son grand pont arraché, le passage réduit à un bac» et qu'il sera loisible au roi de faire bâtir une autre place en Alsace vis-à-via ; mais quand il faudrait céder Brisach tout entier pour nous légitimer Strasbourg, je ne tiens pas que le roi dût hésiter à le faire, vu l'extrême différence qu'il y a de l'un à l'autre* Au reste» le grand cours du Rhin devant laire
il «ttvsrte
la séparation de l'Alsace et du Brisga^v^ Tile, la ville neuve, le fort, ies pièces isolées et toutes iesdépeudanoeftUefirÎMttti du noté ét Vàkm demieal nilir «u roi
Et.
Wtà\f9 tout'oe qu'on poum pdair l« «onaerar tu Mi
sa dépendance ; mais si les Allemands 8*opiniAtfent à le denunder, il faudra du moins le raser, lui conserver le pont tout entier et le pouvoir de faire bitir une grosse redoute à Niièiioaunutour^auqttelcaionpottirala kAtnd'vmmm^ nièri qurutlo puisse nous donner moytn d« iiÉiir oe ()uo nous tottdsrona I l'entour^ quind oela oonviMlra auit affiiires du roi. Ainsi cette difficulté ne doit pas faire un empêchement à la paix : le roi y gagnera plus de 250,000 livres d'épargne sur la larnîsoD, TétaHouyori les fortifieetions el iesréperntioihs eu Rbin» qui sont «neore làdegnndeè déj^naes.
fOnt o'ALLBUàoiife Dfi roat louis bt ses voanFicâfioiis
Ao niLA no anni.
Ce fort nous donne une entrée en Allemagne, qui, au défamde eelle de Philisbourg, peut être comptée pour quelqtie
(I) Cette plftot ae demeurerait pas dix ses eatre les mains disf Al* kniaa<|s laas être à demi miaie par Je Rhiu qai sapa et abat edutinaeHemeat ses eavironi. (Taaban.) ^
M H. BS TAQBAll. €1
chose; maU il ne serait pas difficile de nousla rendre inutile quand nous n'aurons plus rien au delà du Khin. Cependant le» Aiieœandâ n'oi^jl de véritable sujet de «'fa|»)aMrt<iu'à can#e de son p^Qi ^ des iop|ificpi|ions Mt# qui sodi de ieiir c6t6 ; oiur pour le fort deJ'tte dans IsijaeUe il est situé» elle est en deçà de son grand cours et par conséquent sur notre terrain où il esi nalureilemeni permis de lairc ce que Ton v^t : aif^i, pourvu que le pont d'Allemagfieu^it rompu
^ l^pi^virHPtde sa tète ^énuOis, ils |i;«iwoiM. f^Èê^mê^
f'e» ytmd^ et nous n'y |ii|difipiM^
il s'agira de repasser le Rhin on poumi se servir de Texpé-
dient proposé pour Uuningue, et le roi y gagnera plus de ôOyOOO écus d^ rente, tant par l'épargne d'un bataillon de moins que par l'entreUen 4M fortifications de cett^ lèie <bi de la continuelie réparatiop IM désordres que le Rhin f kti, qui ne finissent ipçm. .
PBILISBOURG tUL&t Bt aBMDlI A L'^QUI M SPUtB.
Philisboorg ést bon» miis on p«tot divè qoa lui et Brisieh ont ooftté an roi réquitrtleni d*tine bonne ptovineoi et nêlvi
oni produit que des sujets de querelle qui seraient coupés t0utd*un coup par la racine en démolissant et rendant cette ville à l'évêque de Spire après en avoir défiait le pontet tout ce qui peut avoir rapport à la guerre, lésais qne c'est la meilleure entrée que nousayons en Allemagne, mais c'est cela même qui nous attire les Allemands et qui nous les fait ennemis, à joindre que si tout ce qui est en deçà du Rhin convient à la France, rien de tout ce qui est au delà ne Tac* ooDunodequeponr la sOreté d'une bonne paix et moyennant
(ik OISIVETÉS '
un équivalent qui nous dédommage de Brisach et Philisbourg, etc. Ne fùl-ce qu«^ l;i cession de Strasbourg et des pays réunis par leschanibres de Metz et d'Alsace, je suis persuadé que le roi, loin d'y perdre, y gagnera beaucoup par cela même et par l'épargne des dépenses annuelles de celte place qui lui coûte plus de 800,000 louis en garnison, état-major, fortifications, hôpitaux, munitions de guerre et de bouche, réparations des désordres du I\hin et de son pont, sans compter le casuel et la quantité d'hommes qu'on y perd tous les ans , l'air y étant très-mauvais : on ne doit donc faire, à mon avis, aucune dilTiculté de la sacrifier à une bonne et solide paix, non plus que toutes les autres dont je viens de parler.
xu.
KAISERSLAVTBRN.
En démolir lesfortitications de terre, laissant sa vieille enceinte sur pied, et le rendre à l'électeur palatin, avec qui il faud rai t s'accommoder,à prix d'argen t ou a u trement, pou r les dix-sepl villages jadisoubliésdubailliagedc Ghermersheim, situés entre Landau et la rivière du Speyerbach. On pourrail encore s'accommoder avec) ui pour une ou deux enclaves situées près du Montroyal et mêlées parmi les pays appartenant au roi, qui pourraient un jour nous nuire demeurant à lui et qui nous accommoderaient étant à nous.
. ne N. 1»$ VJ^OBA^. *. - 65
, w . xni. .
HIHN DÉMOLI £T RBMDU A QUI IL APPARIIKM.
€en*estqtt*an gros chftleau dont l'enceinte es l confondue dans ses bâtiments qui sont fort pressés et sa fortîlication si-
entassée, que s'il était attaqué, il S(3rait impossible (rompècherquc tout n'y brulàt jusqu'aux caves, s'il était un pou
^ battu de bombes. Bien que Ton ait fait tout ce que l'on a pu pour en corriger les défauts et qu*il en ait beaucoup coûté * 'ail roi, cette place ou cbâieau est plus propre à contenir les pays réunis qu'à faire une longue résistatice : cependant si
' elle tombait entre les mains des ennemis elle ne laisserait pas (le nuire considérablement à ia communication de Montroyal et Trarback. C'est pourquoi je serais d'avis de payer ce que nous y avpns^ fait, et de la rendre au rhingra^e de llfohrangeà qui elleapfHiriiéntw