‹ Oisivetes de M. de VaudanChapitre 57 sur 81 · MEMOIRE AU ROI · texte numérisé non relu

MEMOIRE AU ROI

SupposéqneDieu fasse la grâce à Voire Majesté de séparer

ses ennemis par des paix parliculièreSyf oserai prendre la li* bertédelui direqu*elle ne saurait tropacheterlespremières»

mais qu'elle doit à même lempss'en dédommager par la vendre aux derniers le plus cher qu'elle pourra. Elle est encore parfaitement sur ses pieds ; on ne lui a pris un pouce de terre du sien; bien au contraire» elle en tient beaucoup de celui des ennemis. Elle a plus de 350,000 hommes sur pied, payés, sans compter sa marine, qui peut faire des merveilles par la course, étant bien employée. Elle trouvera, u aidant, de quoi la faire subsister par la décharge de l'une de ses guer* res. £lle peut d'ailleurs considérablement soulager son royaume par régler la levée de ses troupes d'une façon moins onéreuse que celle dont on se sert, et par casser les milices qui piilottent tout. Quelques j^ens d'esprit m'ont promis un expédient de trouver des fonds, qu'ils croient infaillible et qui m'a paru tel.

Quant à la paix générale. Sa Majesté y peut hardiment sacrifier, 4** le pont d'Huningoe et les fortifications au delà

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du Rhin. En cas de besoin, nous restituerons ce pont par des bateaux et sa sûreté par des ouvrages de terre.

2° Fribourg tout entîw comme il est.

ySNm échange ée Strasbourg» les forts de l'Ile ei éttHertier exceptés, qui flenmi cependant rasés et le pont ârrachi\ réduisant le passage à un bac. Après quoi le grand secours du Kbin pourra servir de barrière entre deux.

,4? Les ponts â'AlkflMgney du fort Louis, et tous les ou* mges au delà dn Eiiin» nême le fort, si cela faisait une trop grande diflcolté» en qu'il mus pûl revenir quelque avantage d'ailleurs.

5** Rendre Philisbourg à Tévèque de Spire, après en avoir rasé toutes les fortifications tant deçà que delà le Rhin, et acrlMher to- ponw Iteat tràs-iniyortant que osk 8oitai||p8i, IMHree qne Fhiliahawg est anr le vériiaMaei plos iicila*olM^ min d'Allemagne en France , les charrois peuvent facile» menl rouler partout. Lps princes d'Allemagne favoriseraient volontiers ce rasemei^t» etonn*y trouvera point d'opposition de leur part.

6**Greiltsnaeli, Ebraboiirg, Knaeralaiitani» Kim» TrarfaacherHonCroyal, peurent eneoie èire saerifléa à la paix,

en rasant tout ce que nous y avons fait.

7^ On peut restituer la Lorraine, Nancy rasé, du moins la Tille neme, en gandant Longwy » âavrekNiis, lioirtMMSg» Biteheet Pbalafcoiifg» qu'on poam ]ntoe4édonHttigarde quelque oImmo.

^ Raser Lichteroberg, quant à la fortitication,etle rendre à qui il appartient.

9° Rendre Trêves à l'électeur, et tout ce que nous tenons dans Téleelorat.

10" Rendre Dinanl et Charlefoy, le 1^ en lasanl ioviee que nous y avons fait, et le T en rasant tout. / • . j

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li. Si on rend Monset Saint-Guillain , raser s'il est pos« sible tout ce que nous y avons fait. Ces deui villes nous achevant un boui dé frontièra «dmirable , iJ ne s'en faut défaire que quand on ne pourra airoir peii auiremeiit*

49? De là à la mer^ il n'y a plus rieo è rendre que Gour* trai ; car il ne faut pas toucher à Ypres ni a Tournay , ni à aucune autre place de cette première ligne, non plus qu'au faubourg Saint-GeroiaiQ. Jedis lamdmdohoeedeâlrasbourg. Geeerait fournir auxennetaie le couMftti ifUi ttotaeeoupefnk la gùrgé danspeu^ Quelque désavantagé qué nouapiriaDieni avoir dans la continuation de la guerre, reonèmi ne saurait nous prendre l'équivàlent de tout cela en dix années de temps.

ta* Quant à Lunembomu» il frat le disputer jnaqu'à Te»tvémiléy etai on n^en pent sortir mSftMM» lefendfo rasé» siâoff en loat, du moins tontceqnenonsyavonsfUt) isiiir

ferme là-dessus, et surtout ne se pas impatienter.

14" A l'égard de la Catalogne > on pourra rendre tout oe que nous y avons pris.

' UibjeÊÊnmtqaoÊf nons auTonsaoliètéli paix» olièfetnent à IniFérisé) OMtslvrojrittmii^ioindf^èireAliiMii ti'en serÉ

que plus fort, et le roi s'épargnera bien des dépenses. Que si l'ennemi ne veut pas acquiescer à des conditions aussi faisonnablesy eonsinuer la fuerie^ employant les moyens propoaés liiHnr éstwâM^ pnr MtéMfsçntmtmmt la eonite ét les camps retranchés pour foiresûrementla guerre de tette» 8i on eût affranchi la course, comme il a été proposé cet hiver, et qu'on l'eût soutenue par de bonnes et fortes escadres dans tes «Béas de Brest» de Dunkerque et de Toulon» les ennemis ne tiendraient pas la mer comme ils font, et ne doniieMdent pis la oiMBSis ànufreorsalrés eomiae lié ¥oni faif é ; et si If II. les maréclianide WMoi iidnMiiflirs, après evoir^Misi^e

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bons postes, !e6 avaient hi^n roiran^^hés (chose qui peut fiê taire en moins de sise jours de temps en s'y prenant l>ien)y ils aurâie&i pu aciateiiir les premiers ttoete» bieD pkii longtemps, fkiredegrattds déiachemems de lears «rméee eA fliTéur des plueée metiacéee Mme exposer le reste , et éti<* blirla discipline dans leurs armées, en fermant les camps comme des places, ce qui leur aurait sauvé la désertion, conservé i^en du monde , épargné de grstides fatigues, et doiiHé moyen ^attendre remnemi de près » sens être obligé à eombaitre dami leur tlésivaiiuge» Dè mêatie si les camps

de Dînant, la Kenoque et Furnes étaient achevés etgardéS<' selon les besoins , les armées pourraient sans inquiétude s'éloigner de ces places en y mettaiity renforçant^ afEaiblis* sent el retf ram les corps «Masalres et propres» il tô«i esta se peot d'id en imt et très-vif tement» en peu de tsmips tpr àpettdèflrais.

Pour revenir à la paix générale, il y aurait de l'impiété de croire qu'elle ne fût désirable en toutes ces cireonstances

comme le phis griml bisM 4|iH pèt arriw à ce reyisn^i et te loi» eu- la reoherehâm el HisMii pimr esta te «momi^ conrtdéraMes , a ftilt PaètkNi d*ttik prlnte vérHabliiasBi

chrétien, et témoigné aux alliés la sincérité de ses in*» tentions d'une manière à ne leur pas laisser lieu de douter de sa bonne foi. Mais eux ne s'en étant pas conteiHéSi êm Majesté est en droit de s'en tenit à ses ptemièrés ôiires et d'y ajouterooretraneherce qu'elle jugers à propos pourlé

bien de ses affaires et le soutien de sa gloire, en faveur d'une fiaix séparée avec les uns ou les autres, si elle peut la taire; car pour lors les plus opiniâtres des alliés se trouvant >sussès pat la nécessité, seront dbUgès , les ans par rcisan^ d'acquieseer è des proposHîélls raisonnables, etIéScUtfDS de su ivre Ceux-ci de près, crain le dè se voir abandonnés, ët après

9^ * . OISllfSXAB

exposés è la saite d'nne guerre qui les eceablerait » ce qu'ils

llBront bien plus facilement, si quelqu'un d'eux, ennuyé de la guerre, se détache de la ligue, comme il y en a beaucoup d'apparence» et que Sa Majesté témoigne un peumoÎDS d'ein* pressemenl'pottr la paix générale que du passé; se souvenir enfin que Limi$ le GraMd est le plus beau nom et la plus belle épithète qui se puisse donner à un mortel ; qu'il lefiiut nonseulement conserver par une véritable estime dans le cœur et l'esprit de ses sujets, mais encore le transmettre |oiit entier à la postérité et chez toutes les nationa.de I^ëmk^. Foar.4sela il ne luil que finir les allàirea jpés^tes par une paiarilenoniÉle^ien eonditîonnée et enecre mieuxobsenrée. Les ennemis en ont autant besoin que nous, et Tauront de plus en plus, si on les inquiète ci-après puissamment par la course juirmer, et que sur terre on les emp^ede faire des progrès» ebosequi me parait très-possible en y^ppliquani le.savoîr-lisire de la^ fortification.

Observer si dans la guerre présente le roi n'aurait pas des mesures de bienséance et d'honneur à garder avec le Grand Seigneur, à xaM&^ des eianemis communs que nous avons aiee lui, en quoi il me semble qu'il ne nous a pas été inutile» non plus que le fut Soliman à Fianvois V^^ et aussi pour les oas pareils qui peuvent encore nous arriver m semblable occasion.

. Tenter les Espagnols par une paix séparée ou par une neutralité en Catalogue prétextée sur le commerce, même rempereur» en y joignant le. Grand Seigneur ; idem les Hol* landais.' Bn tout cas fbire la paix générale» maia à dea con»

ditions au-dessous ou tout au plus égales aux ci-devant proposées, quant à la cession des places et dépendances. Je ne m'ingérerai pas de parler des autres.

Si cetierpa^ avait lieu» le royaume se trouverait agrandi

par les conquêtes de Sa Majesté ei sous son règne, du Kuu»sillon, de la Francbe-Gomté» de la loialilé de TAlsace que nous n'avions pas, de la 'selgneorledeStrasbom^, bonne INirtiedu Luxembourg, partie du Hainaut, des. Flandm gaîlicane et impériale, de l'Ariois et le Cambrésis et partie de la Lorraine. Que si tout cela pouvait se ranger ensemble, il y aurai! de quoi composer un royaume considérable, à joindre que la UMrraine et la 8avoie seront d'ici en avant éttnë notre dépendaftee de manière à ne pouvoir s'empêcher d*étie toujours dans nos intérêts.

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