‹ Okanda, Bangouens, OsyébaChapitre 41 sur 45 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Un très-nombreux peuple de cannibales. — Il nous faut absolument traverser leur pays. — Nous formons la résolution d'aller chez les Osyéba. — Difficulté de trouver un guide. — Nous mettons la main sur un contrehandier okanda qui nous en servira. — Je pars secrètement la nuit avec Isinga. — Douze heures de marche pieds nus. — Les Osyéba appartiennent à la grande famille des Fans. — Je suis froidement accueilli. — Mes affaires se gâtent. — Je m'en tire pour cette fois. — On ne m'apporte pas de chair humaine à dîner.

— Une nuit orageuse. — Des gens à qui on ne peut pas faire d'acquisition. — Je me crois tombé dans un traquenard.

— Tout est bien qui finit bien. — Souffrances du retour. — Le docteur Schweinfiirth et les anthropophages de l'Afrique orientale. — Les Niams-Niams. — Un nom significatif. — Étroites affinités avec les Pahouins. — Leur cannibalisme. — Leur trafic des cadavres et de la graisse humaine. — Coutumes qui leur sont communes avec les Pahouins. — Les Monbouttous. — Leur grand appétit de la chair humaine. — Supériorité morale et physique des peuples cannibales de toute l'Afrique équatoriale sur les peuples non cannibales. — Qualités exceptionnelles des Monbouttous. — Comment l'excursion que j'ai faite chez les Osyéba a probablement sauvé la vie de Marche et la mienne 1^1

Les Okanda consentent à remonter l'Ogocué avec nous. — Arrivée des députés Osyébo et Madouma. — Arrivée du roi Owanga. — ■ Préparatifs de départ. — Nous quittons Lopé. — Chico reste à la garde des bagages. — Violence des rapides et adresse des Okanda. — L'île aux perroquets. — La rivière Ofoué. — Féticheurs et fétiches. — Je souffre beaucoup. — Notre flotte se met en mouvement. — Le premier village osyéba. — Négociations très-tendues. — Nombreuses menaces de guerre. — Les chutes Faré. — Fin des rapides. — Joie d'être à l'abri du danger. — L'embuscade. — Les Osyéba tirent sur nos pirogues à kout portant. — Première panique. — Nous ramenons nos hommes au combat. — La rivière Ivindo. — Nouvelle attaque. — Terreur de nos hommes. — Une effroyable déroute. — Je suis sur le point d'être noyé dans les chutes Faré. — Marche surprend une embuscade d'Osyéba. — Mort de deux Osyéba. — La trêve. — Les cannibales croient à la parole des blancs. — Retour à Lopé. — Injuriés par les familles des victimes. — Distribution de rhum non baptisé 163

Page 1