VI AVANT-PROPOS
tière, mais je suis obligé de donner quelques explications spéciales à ce second volume.
La carte qui y est jointe donne le cours de l'Ogooué depuis Sam-Quita jusqu'au dernier point atteint par nous sur ce fleuve, c'est-à-dire jusqu'à la rivière Ivindo. Cette carte a été publiée par la Société de géographie dans son Bulletin ^ , d'après les levés à la boussole faits par moi. Je dois dire qu'elle présente, quant à la direction et à la longueur du parcours, des différences assez sensibles avec une carte de l'Ogooné qu'un voyageur, M. le docteur Lenz, a tout récemment envoyée depuis Sam-Quita jusqu'à Lopé ^ — J'ai, du reste, en donnant le résultat de nos observations à la Société de géographie j, dit avec une entière franchise, qu'à raison des conditions déplorables dans lesquelles elles avaient été faites, ces observations ne pouvaient pas être très-exactes. Pour tout ce qui concerne les noms des pays, tribus, montagnes, fleuves, etc., je suis parfaitement d'accord avec M. Lenz.
^ C'est par erreur que la mention n publiée par la Société de géographie î a élé omise au bas de cette carte.
- La carte de AI. Lenz augmente de trente lieues la distance parcourue par nous jusqu'à Lopé, et fait incliner l'OgoGué davantage vers le sud.
AVANT- PHOPOS. VII
Dans la préface de mon premier volume , j'ai dit que la véracité de mon récit allait être bientôt contrôlée par Texpédition française de M. de Brazza ; j'étais loin de me douter qu'elle Tétait au moment même où j'écrivais ces lignes, par un voyageur étranger, qui s'avançait jusqu'à Lopé'. — Au reste, l'homme qui connaît le mieux le Gabon, M. Walker, nous a rendu pleine et entière justice dans une lettre écrite aux journaux géographiques anglais au sujet du prétendu voyage de l'un de ses compatriotes dans le haut Ogooué. Enfin, mon ami l'illustre docteur Schweinfûrth m'écrivait, il y a quelques jours, qu'un quadrumane acheté tout jeune par le Jardin zoologique de Dresde, comme un chimpanzé ordinaire , ayant attiré l'attention par sa prodigieuse croissance, vient d'être reconnu pour être bel et bien un gorille; il est très-pacifique et vit tranquillement dans la ménagerie ; j'avais donc raison contre M. Duchaillu, qui soutient que le
ï Un Allemand, M. Lenz, est remonté jusqu'à Lopé. ALopé, il a été contraint par la maladie et l'impossibilié d'avancer, de retourner à Adanlinanlango, d'où, à l'heure qu'il est, il a dû repartir pour le haut Ogooué. Je dis a il a dû -n , parce que M. Lenz, qui est envoyé par la Société allemande n pour l'exploration de V Afrique èquatoriale •& , procède avec un certain mystère.