‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 118 sur 257 · LIVRE 11, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE 11, CHAPITRE IV

« Nous avons pris cent quarante bouches à feu avec leurs affûts , et nous avons déjà en notre pouvoir une centaine de barils de poudre avec une grande quantité de boulets, de munitions et d’armes. Nous avons déjà trouvé de deux à trois mille fusils. Le fort royal avait des vivres pour cent cinquante hommes pendant trois cent vingt jours; la citadelle avait des vivres pour environ la moitié de ce temps. D’après ce que le maire de la ville m’a rapporté , le prince commandait une garnison de deux mille cinq cents fantassins et un millier de chevaux, plus les habitants armés, et mille, d’autros disent quinze cents hommes de troupes auxiliaires. — Dans toute notre armée je n’ai appris la mort que d’un seul homme emporté par la contagion , et pourtant nous avons pris nos quartiers dans des endroits et au milieu de gens infectés de cette maladie. Dans l’assaut et pendant tout le siège, nous n’avons pas eu deux cents hommes de tués.

« Voilà le récit fidèle , mais non complet de cette grande affaire ; quiconque le parcourra verra que tout ceci n’est pas autre chose que l’œuvre de Dieu. Il faudrait être athée pour ne pas reconnaître cela.

« Il est juste d’avouer qu’il est dû quelques louanges aux braves dont la valeur est si bien démontrée : — ils vous demandent humblement , ainsi qu’à coux qu’intéresse ce grand bienfait , en souvenir des grâces rendues à Dieu , de ne pas les oublier.

C’est leur joie d’avoir été les instruments de la gloire de Dieu et du bien de leur pays. Us sont honorés que Dieu ait daigné se servir d’eux. Monsieur, les hommes qui ont été employés à ce service savent que la foi et les prières vous ont donné cette ville : je ne dis pas seulement notre foi et nos prières, mais celles du peuple de Dieu près de vous et dans toute l’Angleterre ont conquis la bénédiction de Dieu pour cette entreprise. Nous désirons que Dieu soit glorifié avec le même esprit de foi avec lequel nous demandons et obtenons tout ce dont nous avons besoin : il est juste qu’il ait sa louange. Presbytériens, indépendants, tous ont le même, en tout ceci le même esprit de foi et de prière, pensent de même de la présence de Dieu, et obtiennent la même réponse de Dieu ; en cela ils sont d’accord sans aucune nuance : quel dommage qu’il n’en soit pas ainsi en toute autre chose! Tous ceux qui croient ont la véritable unité , la plus glorieuse , parce qu’elle est intérieure et spirituelle dans le corps de la vraie Église et dans son chef. Pour l’amour de la paix , tout chrétien s’efforcera , autant que sa conscience le lui permettra, d’être d’accord dans la forme , ce que l’on nomme communément l’uniformité. Et dans les choses spirituelles , nous n’employons pas envers nos frères d’autre contrainte que celle de la raison. Dans les autres choses, Dieu a mis l’épée aux mains du parlement,

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