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SCÈNE XIV

CLAUDINE, sortant du pavillon dans le costume de la première scène, — puis LA FÉE et NICOLAS.

AiB : La bonne aventure, à gué.

Maintenant j'ai retrouvé

Çlonde chevelure

Œil brillant, nez retroussé

Et belle figure

Je ne voudrais plus changer

J'en cpnpais trop le danger

La bonne aventure

Ogué La bonne aventure !

CLAUDINE

Me voilà redevenue Claudine, la petite servante, et je n'en suis pas fâchée, au moins maiiQtenant, je suis à ma place. (La fée se montre.) Ah! marraine, vous m'avez donné une leçon, j'en profiterai.

LA PÉB.

Je l'espère, Claudine. Vois-tu, il ne faut jamais se plaindre de son sort, ni regarder au-dessus de soi.

Les trois souhaits 75

NICOLAS, entrant.

Ah I c'est vous, Mamselle Claudine. J'vous croyais perdue.

CLAUDINE

J'étais perdue en effet, mais pas pour longtemps. Allons, dis-moi ce que tu avais à me dire.

NICOLAS

Dame, Claudine, c'est toujours la même chose. J'ose pas, faudrait m'encourager.

CLAUDINE

Eh ben, Nicolas, n'aie plus de chagrin. Dans deux ans, tu me parleras tant que tu voudras.

LA FÉE

Et tu l'épouseras par-dessus le marché.

(Rideau)

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