‹ Ombres chinoisesChapitre 90 sur 98 · DAGOBERT, ÉLOI, INÈS · texte numérisé non relu

DAGOBERT, ÉLOI, INÈS

ÉLOI, introduisant Inès.

Son Altesse la princesse Inès.

INÈS, entrant.

Il n'y a pas un peu de musique pour mon entrée ?

Le bon roi Dagohert 159

DAGOBERT

Non, ma fille, aujourd'hui jeudi tous mes musiciens ont congé et mon phonographe est cassé. D'ailleurs, tu ne vas pas danser, n'est-ce pas ?

INÈS

Hé ! hé ! Ce n'est pas l'envie qui m'en manque.

DAGOBERT

Je comprends cela, tu vas te marier.

INÈS

Oh ! ce n'est pas encore fait ! Parce que s'il ne me plaît point...

DAGOBERT

Ah ! non, par exemple, je t'ai trouvé un mari de choix, un grand homme, il ne manquerait plus que tu le refusasses. Songe que les grands hommes sont rares. Du reste, tu vas le voir.

INÈS

Eh bien, mon père, s'il me plaît, je vous obéirai.

DAGOBERT

S'il me plaît est de trop. Faites entrer la victime.

ÉLOI

Pardon, Sire, vous vous trompez. Il s'agit du prétendu.

DAGOBERT

Eh bien oui ! Qu'ai-je donc dit ?

ÉLOI

Vous avez dit : la victime.

DAGOBERT

C'est un lapsus. Je me croyais à mon tribunal. Après ^out, si c'est une victime, ma fille est un gentil bourreau.

mÈs.

Merci, papa !

DAGOBERT

Allons, un peu de tenue, ma fille, et placez-vous à ma droite. Inès se place à la droite de son père.)

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