‹ "On connaît l'ami dans le besoin" [microforme]Chapitre 11 sur 26 · MONTRANT LE HAUT DE LA PAUPIÈRE PLIÉ · texte numérisé non relu

MONTRANT LE HAUT DE LA PAUPIÈRE PLIÉ

dans son extraction, C'est l'affaire d'un médecin, Comme les forgerons sont plus exposés que d'autres à rocevoir des étincelles on autres particules dans les youx, quelques-uns, par l'usage, deviennent très habiles àlesextraire. Si de la chaux pénètre dans l'œil, il sera baigné immédiatement avec du vinaigre ordinaire ot de l'oau par portions égales, en en laissant un peu sur les paupières. Lo mélange détruit l'action do lu chaux. Lavez bien l'œil après avec de l'eau chaude et laissez-le reposer pendant un où deux jours, Dans le traitement des yeux, la plus grando délicatesse doit toujours être observée, En lisant ou en cousant le soir n'ayez pas la lumièro do la lampe dans vos yeux ; servez-vous d’un abat-jour ou placez la lampo desorte que la lumière soit à gaucho ou en arrière de vos youx. Si les yeux d’un enfant nouveau-né sdnt rouges et présontent des symptômes d'irritation, ou s'il y a quelque écoulement on enflure, appelez un médecin immédiatement. Ne perdez pas de temps. Ilya plus do pertes d'yeux et de cécités causées par unoinflammation des yeux des enfants que par d'autres maladies ou accidents. Prencz garde aussi à la contagion, La matière d’un œil enflammé est excessive. ment contagieuse, aussi il faut prendre soin de ne pas employer, sur un œil sain, aussi bien pour la même personne, les scrvicttes ou linges qui ont servi à nettoyer ou à panser lo malade,

Le Nez et l’Oreille.—Les enfants introduisent souvent des boutons, des grains, des pois ou du maïs

. dans leurs narines et les oreilles ; un éternuement suf-

fira souvent à les déloger. Celui-ci peut être obtenu facilement à l’aide d’une prise de tabac ou en chatouillant la narine avec une plume ; si ce moyen ne réussit pas, prenez un fil de fer très fin auquel vous faites une boucle, et essayez de le passer en arrière du corps étranger et de le retirer, à peu près comme si vous

vouliez retirer un bouchon de l'intérieur d'une bouteillo ; si cela ne réussit pas encoro il faut laisser l'affaire a médecin. Les pois et les autres légumes doivent être retirés lo plus tôt possible parce qu'ils enflent par la chaleur ct l'humidité. Un pois ou un bouton dans l'orcille est une affairo beaucoup plus sérieuse et à moins qu'il no soit bien à la portéect puisse être ôté facilement, il ne doit pas être touché par des mains inhabiles, Le danger est, qu'en faisant des efforts pour le retirer, on ne l’enfonce davantage dans l'oreille, Si vous voyez que le grain ou le grain de maïs, ou quoique ce soit, est au-delà de votre atteinte,

envoyez chercher le médecin et n’empirez pas le mal

par de nouveaux efforts.

Les insectes quelquefois pénêtrent dans l'oreille et occasionnent une douleur et une gêne. On peut facilement les faire sortir en versant un peu d'huile douce chaude dans l'oreille. Cela les fait mourir ; alors ils sont extraits complètement en seringuant doucement l'oreille avec de l’eau chaude.

Pour le mal de dents, le mal d'oreilles, les maux de la face et presque toutes les douleurs de la tête ou du cou il faut se servir d’un oreiller de houblon pour éprouver le plus de soulagement et de reconfort.

Membres Gelés.—Frictionnez le membre qui est gelé avec de la neige, ou une serviette trempée dans l'eau froide et tenez-le loin de la chaleur pendant quelque temps. S'il reste quelque sensibilité ou si la peau pèle, pansez avec de la vaseline carbolisée et du coton de laine,

Brulures.—Otez les habillements avec précaution, en les coupant s’il le faut, afin de ne pas endommager ou peler la peau, alors baignez délicatement pendant quelques minutes avec de l’eau qui contient une cuiller à café de carbonate de soude dans un quart, ensuite appliquez des draps imbibés d'eau froide sur la

partie atteinte et maintenez-les constamment mouillés. Si le froid cause une sensation glaciale où des frissons il faut les retirer tout de suite et panser la brûlure avec un mélange d'eau de chaux et d'huile de lin, ou d'huile douce en deux parties égales. Donnez une boisson chaude (il n'y a rien de meilleur que le café ou le thé au gingembre) pour enlever le frisson, Ki des ampoules se forment sur la peau, faites sortir l'eau avec précaution au moyen d’une aiguille bien propre. Conservez la peau entièrement s'il est possible ; c'est le meilleur de tous les pansements,

Quelquefois le saisissement d'une brûlure grave est assez violent pour mettre la vie en danger, et un peu de vin ou d'autre stimulant sera ajouté au café, Agissez promptement. Pour les brûlures profondes pansez avec de l’eau, la lotion carbolisée, Ces brûlures sont généralement lentes à se cicatriser et exigent de fréquents changements de compresses ou d'onguents.

Les Brulures causées par la Chaux ou la potasse seront traitées en appliquant promptement du vinaigre ct de l’eau chaude ou du jus de citron ouquelque acide faible et inoffensif. Si elles sont causées par des acides puissants tels que l'eau forte, l’eau de chaux peut être utilisée, La terre commune fraîche, prise par poignées, détruit la force de l’acide. Après, pan: sez comme pour une brûlure ordinaire,

Respiration Artificielle.—La méthode de Sylvestre est-peut-être, à tout prendre, celle qui doit être préférée par les personnes inexpérimentées, Elle est traitée de cette façon: placez la personne sur son dos sur le plancher, avec un rouleau de vêtements ou un oreiller dur sous les épaules ; sortez la langue de la bouche, la laissant rentrer de temps en temps sans cesser de la tenir; si cela ne peut se faire aisément, passez une épingle de cravate propre ou une aiguille à repriser de haut en bas à travers l'extrémité de la

2 ee ce

langue. Cela empêchera de la laisser retomber dans la bouche ou dans la gorge. Alors vous mettant à genoux à l1 tête du malade, prenez ua poignet dans chaque main et tirez les bras (en les maintenant sur + le plancher) bien au-dessous de la tête ; étendez-les. Ce mouvement dilate la poitrine et l'air s’y précipite (Fig. 4). Les bras scront conservés dans cette position pendant que l’aide compte lentement un, deux, trois ; alors ramencez les coudes en bas doucement, et appuyez-les fortement sur les côtés de la poitrine afin

NUTAN NO UM Fra. 4.

MÉTHODE DE LA RESPIRATION ARTIFICIELLE. PRE- MIER MOUVEMENT, L’INSPIRATION (L'AIR PÉNÉ- TRANT DANS LES POUMONS).

l'EUXIÈME MOUVEMENT, L'EXPIRATION (L'AIR CHASSÉ DES POUMONS).

que, de cette manière, l'air soit contraint de sortir en-

core des poumons. (Fig. 5). Ces mouvements seront

faits à peu près quinze fois par minute, et continués

HASSÉ

tir enseront tinués

au moins pendant une heure à moins que la respiration naturelle ne se montre avant. Si un soupir se produit il fut user de grandes précautions et aider le malade, sans le contraindre, dans ses efforts #uur respirer. Pendant ce temps un autre aide frictionnera avec des flarelles chaudes les jambes et les parties inférieures du corps, tonjours de bas en haut. Aussitôt que la respiration a été établie, mettez ls malade dans un },: “haud, donnez-lui un peu de café chaud et laissez-le dormir. Tout doit se faire promptement sans délai mais sans hâte.

Conduit Aérien.—Quelquefois, un morceau de viande ou d'autre substance s'arrête à l'entrée du conduit aérien ; s’il le bouche complètement, la mort par suffocation, étouffement, se produit dans une ou deux minutes, Souvent un coup sec entre les deux épaules avec une main ouverte, obligera le morceau de viande à se détacher ; s’il ne part pas, alors passez le doigt en arrière de l4 gorge à la naissance de la langue et essayez de le déloger. Quelquefois, la viande s'attache dans l’œsophage en bas de l'ouverture du conduit aérien ; un verre d’eau et un peu de patience la feront passer. Cet accident, à tout événement, n’est pas si urgent que le premier, et le médecin peut ordinairement arriver à temps.

La Foudre.—Quand une personne est frappée par la foudre, desserrez et écartez ses vêtements au cou et à la poitrine et jetez-lui de l’eau froide. Si cela ne suffit pas pour lui faire reprendre connaissance dans quelques minutes, employez immédiatement la respiration artificielle (voir page 18) et persévérez pendant au moins une heure, et même deux heures si la respiration n’est pas rétablie.

Noyés.—Tournez la personne sur la face pendant un moment, passez le doigt dans la bouche à la 1acine de la langue et ôtez tout ce qui peut s’y être

amassé, Alors employez la respiration artificielle (voir page 18) et les frictions avec des flanelles chaudes en suivant rigoureusement les instructions qui sont données aux pages 17, 18 et 19.

Coup de Soleil.—Mettez le malade dans un courant d'air frais, si possible hors du soleil, enlevez les vêtements et jetez (non pas versez) de l’eau froidesur le corps, spécialement sur la tête et la poitrine, de l'eau glacée si vous pouvez vous en procurer, Si le malade peut avaler donnez-lui vingt à trente gouttes d'esprit aromatique d’ammoniaque ou cinq grains de carbonate d’ammoniaque dans une cuillérée d’eau chaque heure pendant trois ou quatre heures. Adoptez comme règle de ne pas employer de whisky ni de cognac. Si la personne a cessé de respirer, la respiration artificielle doit être tentée ; le cas est presque sans espoir. Les personnes qui boivent habituellement et les personnes d’une santé délicate sont plus exposées aux coups de soleil que les tempérants et les constitutions fortes. Pendant les grandes chaleurs, si une personne se sent la tête confuse et vertigineuse, spécialement quand la peau est en mêmetemps chaude et sèche, il faut qu’elle prenne des précautions. Reposez-vous, tenez-vous à l'ombre, épongez-vous le corps avec de l’eau froide, évitez les stimulants de toutes sortes, et contentez-vous de la nourriture la plus simple—des fruits, du pain, du lait, et du riz. Si vous avez soif, il faut boire de l’eau en abondance. La guérison d’un coup de soleil est ordinairement lente et exige de grandes précautions.

Foulures.Servez-vous d’eau chaude premièrement, ensuite repos complet. Si l’une des jointures d’un membre cst foulée, baignez ce membre pendant dix ou quinze minutes avec de l’eau chaude et alors appliquez le bandage en vous servant en même temps d’un morceau de latte ou de carton garni de coton de

laine où de drap afin d'empêcher tout mouvement : après une période de deux à dix jours, selon la gravité de la foulure, ôtez le bandage et frottez complétement deux ou trois fois par jour avec la main. L'eau froide versée d’une hauteur de deux ou trois pieds est souvent utile à ce moment. Aussi longtemps que la dou: leur se fait sentir, le mouvement et les frictions scront évités. Les foulures graves d'une grande jointure demandent les soins d’un médecin.

Torticolis. —Baignez le cou pendant dix minutes dans de l’eau chaude; alors frottez-le bien avec de l'huile camphrée. Couvrez-le avec un morceau de fianelle. Cela doit être fait matin et soir jusqu’à ce que la douleur ait disparue.

Fractures des Os.—Tout ce qu'on peut faire est de placer le malade dans une position aussi confortable que possible jusqu'à l’arrivée du docteur. Si le malade avec une jambe cassée doit être transporté à . une certaine distance, étendez la jambe sur un oreiller

Frac. 6.

Page 1