SCÈNE III RUPIN, BARBISON
(Dès l’entrée de Barbison, Rupin s’est remis à son addition.)
RUPIN
Je pose donc donze. Jusque-là, ça va bien, mais c’est après!
BARBISON
Ou’est-ce que tu fais là, loi...
RUPIN
Moi... je fais les c impies, comme vous me l’avez dit...
B.VRBISON.
Est-ce bientôt fini...
•RUPIN
Pas encore tout-à-fait... Pai-ce que voyez-vous, moi, si j’sais compter c’est par un cffurl d’intelligence comme qui dirait surhumain, parce que j'ai jamais appris...
BARBISON, regardant les papiers.
Ça s’voit... N’y a encore rien de fait.
Comment ça, rien de fait... j’ai déjà posé douze! seulement c’qui me gêne c’est les retenues... si j’avais tant seulement quelqu’un tout près de moi qui s’ehargerait de retenir, eh bien ça irait tout seul I
BARBISON
Allons, c’est bien, je ferai ça moi-même... comme toujours ! ah! je suis décidément trop bon ! (A Rupin.) Ah! et le journal que le père Godaiicliarl ne m’a pas envoyé hier... as-tu pensé à aller le prendie...
RUPIN, le tirant de son bonnet.
Le journal... le v’ià, m'sieu ! j’I’ons mis dans mon bonnet pour qü’il n’ait pas trop chaud et qu’ les nouvelles soient plus iraiches!
BARBISON
P’t-êlre bien que tu l’avais depuis hier.,, et tu le seras amusé à le lire, au lieu de me le donner...