‹ On ne passe pas ! ou le Poste d'honneur, vaudeville en 1 acte, de MM. de Villeneuve et Masson... [Paris, Palais-Royal, 6 juin 1835.]Chapitre 19 sur 19 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

Les Mêmes, D’HARTMANN, EDITH,

OrVIClERS, SOLDATS, cacaua.

Ata : Honneur et Gloire.

Le devoir nous appelle ;

Hâtons-nous d'accourir en ccs lieux ,

Pour montrer notre zile

Et pour punir nu grand audacieux.

d’hartmann. Sire, voilà le renfort que j’amène et cette petite dont je ne sais que faire.

ULRIC. Edith !

Edith. Ah 1 mon pauvre Ulric , tu dois bien m’en vouloir ; mais, va, cen’estpas de ma faute, quand les rois font patrouille et que les marchandes de modes se trouvent sous les armes...

ULRIC. Oui, je comprends... tu as été prise...

Edith. D’assaut!

d’harthann. Où faut-il poser des sentinelles, sire?

le roi. Nulle part... le coupable est arrêté... ramenez cet enfant à son père, et que ce soldat soit conduit au cachot pour

être jugé demain selon toute la rigueur

des lois.

EDITH. H est donc vrai !

ULRIC, C'-nyiint une larme. Tu l’enlends; il ne te reste plus qu'à commander ton • deuil, ma pauvre veuve...

le ROI. Prince Frédéric, pour vous récompenser de votre soumission, je vous laisse le droit de me demander une grâce ; mais, comme en meme temps je ne saurais tolérer le moyen que vous avez pris pour pénétrer chez la princesse, vous irez, avant vou e mariage, passer quinze jours à Spandau.

Frédéric. J'obéirai, mon père, quoiqu’il m'en coûte maintenant de vivre quinze jours loin d'elle... mais avant de partir je vous demanderai la grâce de ce soldat...

car je suisun peu cause de la faute qu’il a commise.

le roi. Hein 1..{A part.) Il l’a dit... un homme et surtout Un roi n’a qu’une parole. (Haut ) Accordé.

ulric. Plaît-il?., j’ai ma grâce et mon congé?

LE ROI. Et ton congé , je devais bien quelque chose au fils du grenadier Ulric.

EDITH. Ah ! prince... ah ! sire ! ah majesté...

le noi. C’est bien... mais que désormais je ne rencontre plus en faction de soldat sous cet uniforme.

EDITH. Vôus avez raison , sire... la sûreté de l’état serait trop compromise...

ULRtc, à part. Il me reste encore un etit étourdissement... faut en profiter ien vite. ( Avançant la main au chapeau.) Sire, au nom de mon père... la grâce de votre fils.

FRÉDÉRIC. Que dit-il ?

LE ROI. Allons, il est ditqu’aujourd’hui je ne pourrai punir personne... je l’accorde; mais à l’avenir, respect à la discipline; car je ne pardonnerai plus.

ui.nic. Ça m’est bien égal... j’ai mon congé.

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