EDITH, FRÉDÉRIC
(On l'a vu traverser le cours et reparaître à U fin du couplet.)
FRÉDÉRIC, a lui-même. Je crois qu’ils out perdu ma trace.
Edith , à part. Je ne m’étais pas trompée... voilà un homme... s’il approche, je n’oserai jamais lui crier qui vive !
FRÉDÉRIC, à lui-méme. Oh! c’est une disgrice en règle ; tous les espions de la police à mes trousses et pas une porte qui s’ouyre pour me recevoir... Me voilà revenu auprès de ce terrible factionnaire , et je ne tenterai pas une seconde fois de le séduire... il est bien trop incorruptible celui-là, on peut lui confier un poste... il ne l’abandonnera pas.
Edith, à part. Je crois qu’il me regarde... il faut que je l’effraie. (Elle tousse
C se donner de la contenance.') Hum!
Frédéric. Eh ! mais il me reconnaît ; je crois même qu’il m’appelle... est-ce qu’il serait devenu plus accommodant?..
( Edith recommence à tousser.) Il n’y a pas à en douter... il veut me parler.
editii , à part. Tiens, ça ne lui fait pas peur... (Haut.) En arrière!
FRÉDÉRIC, à part. Eh! mais ce n’est plus la inclue voix, (cl Edith.) Dit es- moi, l’ami...
EDITH. Je n’ai rien à vous dire; allez vous-eu . ou... ou je me fâche.
FRÉDÉRIC. Ah! vous vous fâchez... ( A lui-même, et revenant sur le bord de la scène.) Voilà qui est singulier... cette menace si peu militaire... celte voix si douce... c’est une femme !
EDITH , à pari. Je crois que ça l’a un peu intimidé.
FRÉDÉRIC, revenant près tê Edith. Ma belle enfant! >
EDITH, avec frayeur. Dieu! je suis reconnue!... ahfjevousen prie, monsieur l’étranger , prenez par une autre lue...
Frédéric. Impossible!... d'ailleurs , une sentinelle comme toi, ça donnerait envie de forcer la consigne.
EDITH , à part. Là... tst-cc malheureux pour moi, de faire venir de pareilles idées. (Haut.) N’importe, je suis à uu poste d'honneur, je ne le rendrai qu'à la dernière extrémité.
FRÉDÉRIC. Cela dépend de la manière dont tu seras attaqué, mon brave! Nous autres militaires, nous changeons de tactique, selon l’ennemi que nous avons à combattre.
Edith , à part. Bien, voilà qu’il va me mettre en état de siège à présent.
Aïs de Lestocq (arrange par Etienne Thénard.)
Je ne sais où porter mes pas.
Envers moi ne te montre pas Sévère.
aniTH.
Je reste au poste, je le doi,
Ulric me l'a dit, c'est pour moi La loi!
raanaaic.
Nous sommes seuls... à ton secours,
Peut-être je devrai mes jours.
Vas-tu balancer un instant
Lorsque tu peux en me sauvant Te taire?
bditm , attendrie.
Je sens s'affaiblir ma valeur.
Comment garder l'poste d’honneur ?
J’ai peur !