SCÈNE vni
VIOTOIEB.
H a pourtant parlé mariage et voyage.
GEBMAIN.
]Bit elle Ini a répondu chanson.
VICTOIRE
Pourquoi votre Baron ne vient-il pas au secours ?
GEEMAIN. Z
Par crainte de tout gâter, parce qu'il est brouillé, à <^^^ «e qu*il croit, avec votre maîtresse. '
VICTOIRE
Monsieur Germain.
GERMAIN
Mam'zelle Victoire.
VICTOIRE
Nos maîtres sont de grands enfants ; il faut arranger y^ cette affaire-là. Vous venez d'apporter un papier; n'est-ce pas cela qu'ils chantaient ?
GEBMÂIK.
Oui, le voici.
VICTOIRE
Donnez-le-moi, et maintenant...
(Elle écrit sur la romance.) GERMAIN.
Qu'est-ce que vous écrivez là-dessus ?
VICTOIRE
Ne vous mettez pas en peine. Posons cela sur le piano.
GERMAIN, Usant, Mais s'ils se fâchent ?
VICTOIRE
Est-ce que cela se peut 7 Elle rêve de lui en plein jour. A plus forte raison...
GERMAIN
Les voici qui viennent ; sauvons-nous.
VICTOIRE
JBt écoutons.
di ON NE SAUBÀIT PENSEB A TOUT.
SGÈITE EL LÀ COMTESSE, LE MABQUIS.
LA. COMTESSE
Vons n'aimez pas ce pou-de-soie rose ?
LE MABQUis, ufi Uvre à la main.
Non, oe n'e^t pas ce que je choisirais.
(Lisant.) Fanny, Tfaeiueiix mortel qui près de toi respire...
LA COMTESSE
Vous voilà bien content. Avec votre livre en main^ vous êtes bien sûr de votre mémoire.
LE MABQX7IS.
Oh,! mon Dieu, je n'avais que faire du livre, cela meserait revenu tout de suite.
(Usant.)
Fanny, rhenreiix mortel qui près de toi respire, I
Sait, à te voir parler, et rougir et sourire, De quels hôtes divins le ciel est habité.
LA COMTESSE
Vous 7 mettez une expression t...
LE MABQTJIS.
n n'est pas difficile, madame, d'exprimer ce qu'on sent du fond du cœur, et ces vers ne semblent-ils pas faits tout exprès pour qu'on vous les dise ?
Faxmy, Theureux mortel...
LA COMTESSE
Vous VOUS divertissez, je crois.
LE MABQUIS.
Non» je vous le jure sur mon âme, et par tout ce qu'il y a de plus sacré au monde, je... je trouve ces vers-là charmants.
LA COMTESSE
Eh bien^ venez les chanter, je vous accompagnerai*.
(Elle s'wHied m piano.)