SCÈNE IX
LE MÂBQins, arrangeant la mimque.
On l'aime beaucoup en Allemagne. Nous trouverons des connaissances là-bas. Je me fais une fête de vous voir chanter devant eux.
(Il chante.) Fanny, rheureuz mortel...
Ils VOUS adoreront, ces braves gens. Germain I
GEBUÀIN.
Monsieur ?
LE MABQT7IS.
Ya me chercher mon violon. (Gtonoain aort.>
Là OOMTESSE.
N*oublLez pas cette romance, au moins*
LE MABQUIS..
Elle me rappellera le plus beau jour de ma vie.
LA. OOMTESSE.
Et ma robe feuille-morte ? Victoire !
VIOTOIBE.
Oui, madame. ,
(EUe rapporte la robe, Germain leyiolon rni peu plus tard.>
Vous voulez la prendre ?
LA COMTESSE
Puisque c'est une de vos conditions.
LE MABQXnS.
Ah! grand Dieu, elle est cause que j*ai pu vous déplaire ! Apportez-en d'autres, mademoiselle.
(n la jette sur nn meable.) LA COMTESSE.
Savez-vous ce qu'il faut faire ? emportons très-peu de choses, rien que le plus important; nous ferons toutes sortes d'emplettes dans le pays.
LE MABQUIS.
C'est cela même. Germain !
GERMAIN
Monsieur ?
48 ON NE SÂUBÂIT PENSEB A TOUT.
LE MÂBQUIS.
Mon fusil et mon cor de chasse ; oui, nous achèterons le reste à Gotha.
LÀ COMTESSE
Gomment, à Gotha?
LE MÂBQUIS.
Eh! oui, c'est là que nous allons.
Ah ! tenez, prenez ce petit cofire.
LE MABQXnS.
Qu'y a-t-il dedans, des papiers de famille ?
(Begardant.)
Non, c'est du thé ; mais on en trouve partout.
LA COMTESSE
Oh! je ne peux pas en prendre d'autre.
LE MÂBQUIS.
^ Que d'heureux jours nous allons passer I
LA COMTESSE
Nous achèterons là-bas des costumes allemands ! ce sera ravissant pour un bal masqué.
LE MÂBQUIS.
Madame, si nous prenions mon cadran solaire ? H va très-bien.
LA COMTESSE
Êtes-vous fou, Valberg ? et vos belles promesses ?
LE MÂBQXnS.
Vous avez raison ; ma montre suffit.
(U la met dans la malle.) I<A COMTESSE.
Songez qu'il faut veiller sur vous, maintenant que TOUS voilà diplomate.