‹ On ne saurait penser à tout: proverbe dramatiqueChapitre 8 sur 38 · SCÈNE II. II · texte numérisé non relu

SCÈNE II. II

LE MABQUIS.

Oh ! mon Dieu, je sais bien ce que vous m*allez dire. Vous n'avez jamais pu la souffrir, vous vous êtes^ brouillé avec elle, vous lui avez fait un procès ; eh bien, je vous le demande, qu'est-ce qu'on gagne à ces choseslà? Votre avocat a fait de belles phrases pour un méchant quartier de vigne; le voilà maintenant au parlement. Ses discours n'ont pas le sens commun. On dit que c'est de la grande politique, moi je prétends qu'il n'en a point du tout, et vous verrez que la lo\ sera rejetée.

LE BABON.

De quoi venez- vous me parler? Il s'agit ici de choses sérieuses et qui réclament toute votre attention.

LE MASQXnS.

S'il en est ainsi, vous n'avez qu'à dire. Parlez, monsieur, je vous écoute.

LE BABON.

n s'agit de notre ambaissade. Âvez-vous lu ce que je vous ai mandé ?

LE MÂBQUIS.

De notre ambassade ? oui sans doute ; je suis toujours aux ordres du Eoi.

Fort bien.

LE MABQUIS.

Sa Majesté connaît mon dévouement.

LE BABON.

A merveille. Vous serez donc prêt...

LE MABQUIS.

En doutez-vous ? mes ordres sontdozmés; Germain,, tout est-il préparé ?

GEBMAIN.

Monsieur, je n'ai point reçu d'ordres.

LE MARQUIS

Comment, coquin ! Et cette grande malle que je t*ai fait mettre au milieu de ma chambre ?

GERMAIN

Ah ! si monsieur veut chanter en route..*

LE MARQUIS

Chanter en route, impertinent!

Dame, monsieur, votre musique est dedans, et la olef «st dans votre poche.

LE MARQXnS.

Dans ma...Âh! parbleu, c'est vrai. On me l'aura donnée sans doute avec mes gants et mon mouchoir* Oes gens-là ne font attention à rien.

GERMAIN

Je puis vous assurer, monsieur...

LE BARON

Laisse-nous, ne dis mot, et va tout préparer.

Germain sort.

Maintenant, Valberg, il faut que je vous quitte, pour retourner chez M. Duplessis, prendre les lettres de la Cour. Je n'ai que deux mots à vous dire : songez, mon neveu, que notre voyage n'est point une mission ordinaire, et que, selon l'habileté que vous y déploierez, Totre avenir peut en dépendre.

LE MAJSQUIS.

Hélas I je ne le sais que trop.

LE BARON

n faut donc que vous me promettiez de tenter sur vous-même xm effort salutaire, de vaincre ces petites distractions, ces faiblesses d'esprit parfois si fâcheuseSf .AÛn de conduire sagement les choses*

LE MARQUIS

Oh ! pour cela, je vous le promets*

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