Ibid., p
des mammifères marins ; celle des palseo^thériums; celle des éléphants, des rhinocéros, des hippopotames fossiles et celle des espèces actuelles; et chacune de ces populations a ses terrains propres; elle n*est même distincte des autres, elle n'est population distincte, elle n'est populatioa propre, que parce qu'elle a ses terrains propres.
M. de Blainville ^eut que tous les animaux aient été créés en même temps, simultanément, ensemble : bôrnons-nous, pour le moment, aux seuls mammifères; il veut que tous les mammifères aient été créés ensemble.
Cependant j'ouvre son livre, et qu'y vois-je ? J'y vois qu'on trouve des restes fossiles de mammifères marins, de phoques, dans des terrains tertiaires^ peut-être même secondaires * .
« En sorte que, en ne comptant pas le fossile « problématique de Stonefield, il semblerait, c'est
M. de Blainville qui parle, que les phoques se- «c raient les mammifères dont on connaîtrait les
i . « On trouve des restes fossiles de phoques eu dif- « fërents endroits de l'Europe, dans des terrains encore « assez peu éloignés des bords de la mer, terrains ter- « tiaires, peut-être même secondaires, dans les parties « supérieures delà craie..... » Pfwques, p. 48.
306 SUCCiSSION DES ÊTRES.
«( restes fossiles dans les terrains les plus an-
a ci6QS^•. »
Mais s*il en est ainsi, si les phoques sont, en effet, les mammifères dont on trouve les restes fossiles dans les terrains les plus anciens^ ce sont donc, et par cela même, les mammifères les plus anciens, ceux qui ont paru avant les autres, puisqu'on en trouve les restes dans des terrains où Ton ne trouve pas encore les restes des autres.
Je remarque bien que M. de Blainville dit : dont on connaîtrait; il le dit à dessein, il suppose que Ton trouvera un jour des restes des autres mammifères dans des couches contemporaines décolles où l'on a déjà trouvé des restes de phoques ; mais, en attendant, et en nous arrêtant à ce qui est connu, l'assertion de M. Cuvicr est l'assertion vraie. Les phoques sont les premiers mammifères qui aient paru ; les mammifères marins ont paru BiSdiXiiXQi mammifères terrestres.
Je passe aux palœoihériums.
On les trouve exclusivement^ nous dit M. de Blainville, dans des terrains tertiaires '^^ surtout
\ . PhoqueSy p. 48.
2. « La très-grande partie des restes fossiles se ren- « contre... dans des dépôts de formations bien plus rare- (< ment marines que lacustres ou d'eau douce,... mais qui
dans les plus anciens \ et jamais dans les couches, même les plus anciennes, du diluvium^.
Et c'est encore là ce que M. Cuvier nous avait dit.
Venons aux éléphants .^ aux rhinocéros^ aux hippopotames fossiles.
Chacun sait que les restes d'éléphants\ de rhinocéros, d'hippopotames fossiles, se trouvent surtout dans les couches du diluvium. On sait avec quelle abondance ils s'y trouvent. M. Cuvier croyait même que ces restes ne se trouvaient que là.
M. de BlainviUe croit pouvoir en indiquer quelques traces jusque dans des terrains tertiaires * : il dit pourtant des hippopotames^ qu'ils ne se trouvent /^^w/-^/rc que dans le diluvium libre ou dans les cavernes *.
« paraissent appartenir exclusivement à la calëgorie des « terrains tertiaires... » Pa1<Bothénum$, p. 186.
i . On les trouve dans left terrains tertiaires : « Depuis Targile pfastique jusque dans les étages superposes, « mais bien plus rarement, à ce qu'il paraît, dans les su- « périeures. » Ihià,
2. «... Jusqu'ici certainement jamais dans les couchas « môme les plus anciennes de diluvium^ et par conséquent a encore moins dans le dépôt des cavernes, et même dans « les brèches osseuses. » Ihid.