Gomme je Texpliquerai plus loin
«li Quels sont encore les animaux qui peuvent
t produire entre eux des métis ^?
k On n'a pas fait, sur ce sujet, assez d'expé-
!t riences. Nous savons que le zèbre peut produire !• a^ec le cheval et Tàne; Tàne avec Thémione. Je ^ suis convaincu que tous les solipèdes pourraient produire ensemble. Nous savons qu'il peut nattre ei un métis de l'union de la brebis et du bouc, ou ji de l'union du bélier et de la chèvre. Parmi les ; oiseaux^ le serin peut produire avec le chardon- { neret, le faisan avec la poule ; on a obtenu rC cemi ment un produit de l'union du coq avec la pintade.
Je reviens aux produits de l'espèce de l'âne unie à celle du cheval, ou de l'espèce du bouc unie à celle du bélier. Assurément, si la fécondité continue appartenait à ces produits, les preuves en seraient partout. Depuis des siècles, on obtient le métis du cheval et de l'àne ; mais, pour avoir le mulet, il faut toujours en revenir à accoupler le cheval avec l'ânesse, où l'âne avec la
1 . Je préfère le mot métis au mot mulet. Je prouverai, par la suite, que le métis est composé moitié d'une espèce et moitié d'une autre; c'est un animal, pour ainsi dire, mi-parti. Le mot métis a donc un sens physiologique.
jument. Jamais on n'a pu obtenir une série directe de mules et de mulets.
J'en dis autant des métis du bouc ayec la brebis ou du bélier avec la chèvre,
Je le répète : Jamais le croisement des espèces n'a donné d'espèce intermédiaire.
Il en aurait donné si les métis pouvaient produire ensemble autre chose qu'un petit nombre de générations. Enfin, et comme je l'ai déjà annoncé, si l'on unit les métis avec Tune ou l'autre des deux espèces dont ils proviennent, au bout de quelques générations le type primitif reparaît. Peut-on arriver par plus de chemins divers à la même conclusion : la fixité de l'espèce?