DE LA SECONDE ÉDITION
La réédition d'un ouvrage qui a rencontré une certaine faveur auprès du public pose à son auteur le plus délicat des problèmes. Doit-il, tout en corrigeant les menues erreurs de la première rédaction, laisser à son livre la forme même sous laquelle il parut d'abord ? Doit-il, profitant de tout le travail accompli en quelques années par d'autres et par lui-même S refondre complètement son livre, en faire, pour tout dire, un livre nouveau ?
Il semble que le respect absolu de la vérité scientifique l'obligerait à choisir le second terme de cette alternative, à présenter au lecteur un travail au courant des derniers progrès de l'érudition. A la réflexion, il m'a paru cependant que cette opération de refonte
(1) J*ai consacré à ce sujet, depuis i899, les travaux suivants : £««aù de ré forme sociale de Charles IX à Colberty (Rev. cours et conf., VIII, I, p. 555-561) ; VEdit de 1581 (i6td.,X, II, p. 59 et 177) ; La libertédu cornmerce et la libei^té du travail sous Henri IV (Revue hist., LXXX, p. 257) ; V organisation du travail à Dijon et en Bourgogne au XVI* et dans la prem.moitié du XVII* siècle (Rev. bourguign., XIV, I, p. 99-131) ; Le sys. tème social deB.de Laff'emas {ibid , XII , I, p. 113) ; Les origines du capitalisme moderne en France {Rev. d'Econ. poL, 1902, p. 193 et 314) ; Etu^ des sur Vhist. écon. de l'ancienne France (ibid., 1905, p. 289 et 451); Les questions industr. et commerc. aux Etats de 1614 (Viertelsj. f. Wirtsch. u. socialgeschichte, I, p. 372).