ACTE DEUXIÈME
LÉONtE.
Et l'assiégeant?
LAURENCE, baissant les yeux.
Ah!... il est parfois de fort mauvaise humeur!
LÉOME.
Dame! il est dans son droit!
LAURENCE
Hais voilà justement ce qui me fait peur; et c'est précisément pour cela que j'ai besoin de ton aide !
Parle! (Baptiste entre, du journaux a la main.)
LAURENCE
Que voulez-vous?
BAPTISTE
Ce sont les journaux que je porte à monsieur.
LAURENCE
Mettez-les là!
BAPTISTE
Mais, madame, monsieur a l'habitude...
LAURENCE
C'est bien, vous dis-jej mettez-les là! (Baptiste sort.)
LEONE
Que prétends-tu faire de ces journaux?
LAURENCE
C'est Roquefeuille qui m'a recommandé de les supprimer avec la plus grand soin.
Et pourquoi?
LAURENCE
Je ne sais.
Ah! les publications, sans doute.*. (Elle prend un journal t Laurence va porter les autres journaux dans on petit meuble placé à droite»)
Tu as raison.
LÉON1E
Voyons ! (Lisant.) Premier Paris. — Faits divers. Ce n'est pas cela. Ah! Publications de mariages : « Entre M. Lenormand, 5, rue Coquillière, et mademoiselle Danjou, même maison. M. de Valois, rue Royale, et mademoiselle Laurent, même maison. »
LAURENCE
Pourquoi donc toujours : même maison?
On n'a jamais pu savoir... Ahl voici I
LAURENCE
Poursuis I