Acte deuxième
ROQUEFEUILLE.
C'est donc moi,.. Mais le mal peut se reparer. Pouvais-je me dou'er qu'on attachât quelque importance à un méchant bout de journal? Où est- il passé, maintenant?
MAXIME, le, ramassant.
Le voici, mais datis un piteux ptat !
ROQUEFEUILLE.
Il est légèrement maculé; mais avec un peu de bonne volonté l...
Impossible d'en déchiffrer une ligne...
LAURENCE, bas à ironie.
Je suis sauvée.
ROBERT, à Uoulèf éclatant.
Madame !
Mon Dieu ! qu'y a-t-il?
ROBERT, hors de lui.
ïi y a, madame* que je ne suis pas dupe de tout ceci ! Ce journal n'est qu'un prétexte pour les persécutions conlicuHles dont je suis l'objet!... Je ne sais quel mauvais vent a soufflé sur mon ménage, mais depuis huit jours, c'est-à-dire depuis votre arrivée, tout va ici de mal eu pis. Ma femme oublie qu'elle est ma femme; mes amis oublient qu'ib sont mes amis ! Je n'ose affirmer que tout ceci soit votre ouvrage...
Mais vous le croyez?
Mais je le crois; C'est franc, du moins.
Robert !
Mon ami 1
ROBERT
MAXIME
ROBERT
Laissez-moi ! car tous êtes tous d'accord ! Laissez -moi !
LÀtTREUCfe.
Que voulez- vous faire?
jtttfiËRT*
Oh 1 rien, je ne veux même pas vous imposer le sacrifice d'une amie, et je lui cède la place. (M sort.}
MAXIME, Je suivant.
Robert ! Robert I (Robert lui a fermé la porte sur le uex. — Maxime tort par le fond à gauche. — Mmîqee à l'orchestre jusqu'au baissé du rideau*)