‹ Onze jours de siègeChapitre 65 sur 74 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ROQUEFEUIIXE.

11 va étouffer! Il fait une chaleur...

ROBERT

Je ferai ouvrir la fenêtre !

LAURENCE

Cest impossible !

ROQUEFE0IJXE.

Impossible! 11 fait un froid...

ROBERT, sèchement.

Impossible! Je ne tous comprends pas, ma obère Laprence : tous m'engagez à quitter mes vêtements de voyage pour me reposer, je vous écoute; je Aie coule dans ma robe de chambre, je me glisse dans mes pantoufles, et vous n'êtes pas satisfaite? bu vérité, que voulez- vous donc? Que je metle une cravate blanche et un babil noir?

Mais, justement. « Voilà..* ce qu'on voudrait!

ROBERT

Vous ne me persuaderez jamais que ce soit une tenue de maître de maison. Alors, mettez une robe décolletée et allumcz les lustres !

LAORENCEj à part.

Que faire , mon Dieu !

ROQUEFEDIIXE, & Laurence.

Et le maire qui croque le marmot ! Il faut avouer...

LAURENCE

Jamais! Ce serait tout risquer.

ROBERT

Hais qu'avez- vous donc?

LAURENCE

Moi, je...

ROQUEFEUIIXE.

Oh! une idée! — Parbleu, oui!

ROBERT

Eh bien?

ROQUEFEUIIXE.

Eh bien, oui, mon ami, j'ai perdu!

Perdu f Perdu quoi?

ROQUEFEUIIXE.

Une gageure que j'avais faite avec ces dames, et que tu m'as fait perdre 1

ROBERT

Explique-toi !

ROQUEFGCUXB.

Tu as & moitié deviné. Je voulais te faire quitter tes vêtements de voyage, non pas pour la robe de chambre, mais pour l'habit noir de cérémonie. J'avais parié avec ces dames arriver à ce résultat sans te prévenir. J'ai perdu!

ROBERT

Voyez-vous! Et quelle étiit la raison de cette mascarade?

BOQOfcfrMUE.

On te la dira quand tu seras déguisé.

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