‹ Opéras-comiques (volume 2)Chapitre 161 sur 353 · LA B ABONNE · texte numérisé non relu

LA B ABONNE

En effet, le bruit courait ce matin que le futur souverain de Courlande était retenu prisonnier pour une somme très-considérable... ce n'est donc pas vrai?

LA MABQUISE.

Eh î mon Dieu ! si.

ATHÉNAÏS

Alors, comment est-il libre?

LA BABONNE, gaiement.

Un roman... un enlèvement, et comme il lui en arrive toujours;, une aventure...

LA MABQUISE.

La ])lus simple du monde... et la plus bourgeoise... on a payé ses dettes!

LA BABONNE.

Oui-dà, marquise ! et vous ne trouvez pas cela une aventure extraordinaire?

LA PBINCESSE.

Si, vraiment; mais ces dettes, qui les a payées?

LA MABQUISE.

Demandez à M. le prince, car, pour moi, l'histoire s'arrête là... on ne m'a rien dit de plus.

LE PBINCE, gravemen

Et moi, Mesdames...

TOUT LE MONDE

Eh bien!

LE PRINCE, de même.

Je n'ai pu en savoir davantage... ce qui prouve bien...

l'abbé.

Que cela n'est pas! je le saurais... Or, je ne le sais pas, donc cela n'est pas !

LA MABQUISE.

Cela est, je le tiens d'une amie intime du comte de Saxe.

LE PBnS'CE.

Moi, je le tiens de Florestan lui-même, qui a vu Maurice, à telles enseignes qu'il a été de sa part défier le comte de Kalkreutz.

(Au nom de Florestan, Atliénals fait un mouvement que la princesse remarque.)

l'abbé.

Celui qui a livré sa créance à l'ambassadeur moscovite?

LE PBINCE.

Précisément,

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