ACTE Iir. SCÈNE T
FRANÇOIS l^'", après avoir éciil avec agilalion, se lève et dit en passant entre cnx :
Henri! .. ma sœur!... veillez bien sur cet écrit, dérobez-le à tous les yeux. Défendez-le, au prix même de votre snig-, car il faut qu'il parvienne entre les mains de ma mère, de Louise de Savoie, régente de France !...
MARGUERITE
Je vous le jure... Mais qu'est-ce donc?
Tiens!... tiens!... je te le confie.
MARGUERITE, le regardant et poussant un «!•
Ah ! votre acte d'abdication?
FRANÇOIS l®^
En faveur de mon fils, le Dauphin. Et maintenant Charles- Quint aura beau faire, le roi n'est plus à Madrid, il est en France.
HENRI
Sire!... sireî...
Non... François P^ n'est plus rien... qu'un simple gentilhomme, qu'on pourra torturer jieut-être, mais dont la main ne peut plus signer de traité, et qui, du fond de sa prison, peut s'écrier dnci»re : Que Dieu sauve la France!... (Le roi est debout. —
Henri et Maigutrile sont tous les deux à jîenous.
Un appartement du palais ; deux portes à irauche ; deux portes à droite ; une porte au fond. A gauche, sur le pi-eraier plan, une tatle, des flambeaux, ce qu'il faut pour t^crire. l'n jeu'dVcbecs. A droite, un guéridon, sur lequel sont des ouvrages à l'aiguille et une écritoire de femme.