‹ Opéras-comiques (volume 2)Chapitre 222 sur 353 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ISABELLE, GUATTINARA.

GUATTINARA, à part.

Enfin! elle s'éloigne! (Haut.) Tout à l'heure, quand je suis entré dans le salon où j'ai trouvé Votre Altesse, seule en tèteà-tète avec l'empereur, je n'ai pu, dans le trouble, dans la douleur où j'étais... savoir si vous aviez daigné parler à Sa Majesté de la nécessité de me conférer son ordre de la Toison d'Or!

ISAUELLE.

Oui vraiment! L'empereur a répondu : Rien ne presse, nous attendrons que notre nouveau ministre ait fait ses preuves et nous ait rendu quelque signalé service.

GUATTINARA.

Il a dit cela!... (a part.) A merveille, sire; on s'arrangera pour vous devenir nécessaire. (Haut.) Alors Votre Altesse a insisté?

ISAbELLK.

Oh ! mon Dieu, non !... Je ne pensais qu'à tout ce peuple, tous ces officiers qui criaient : Vive la reine!... et puis, dans Tintérieur des appartements, toute cette cour attentive et prosternée, tou? ces jeunes seigneurs, si élégants et de si bonne mine, qui semblaient épier chacun de mes regards... Ah! c'est beau d'être reine d'Espagne!

Page 1