‹ Opéras-comiques (volume 2)Chapitre 334 sur 353 · ACTE TIf, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE TIf, SCÈNE V

MOMRICHARU.

Je pourrai J'espère, ne plus vous importuner de ma présence.

LA COMTESSE

Ne vous gênez pas, baron; et si vos soupçons se trompent... ce qui leur arrive quelquefois... veuillez vous installer ici sans façon, sans cérémonie, comme chez vous...

MOiNTRICHARD.

Moi!...

LA COMTESSE

Certainement : et pour vous laisser toute liberté dans vos recherches, je vous demanderai la permission d'aller passer quelques jours à la ville, où des affaires m'appellent.

LÉOME, étonnée.

Vous, ma tante!..!

LA COMTESSE

Tais-toi donc!...

MONTRICHARD, à part.

Ah! elle veut s'éloigner... (Haut.) Vous partez?

LA COMTESSE

Oui, vraiment; et à moins que je ne sois prisonnière dans mon propre château... et que M. le préfet ne me permette pas

d'en sortir... (Toutle monde se lève.)

MONTRICHARD

Quelle pensée. Madame!... C'est à moi d'obéir, à vous de commander!

LA COMTESSE

Vous êtes trop bon. J'avais d'avance usé de la permission en demandant mes chevaux... Sont-ils attelés?

LÉONIE

Oui, ma tante.

LA COMTESSE, sonnant.

Eh bien!... pourquoi ne vient-on pas m'avertir?... (Eiie sonne

tou^oui-à.)

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