ACTE III, SCÈNE VII
LA COMTESSE^ à part.
Oh! si je pouvais le faire sortir maintenant!
MONTRICHARD, s'approchant de la comtesse.
Pardonnez-moi ma victoire, ÂJadame...
LA COMTESSE
Ni votre victoire, monsieur le baron, ni votre manière de vaincre!... Ah! est-ce là le prix que je devais attendre du service que je vous ai rendu ?
3I0^TRICHARD,
Le devoir passe avant la reconnaissance. Madame.
LA COMTESSE
Votre devoir vous commandait-il d'employer la ruse, la trahison?...
MONTRICHARD
Madame!...
LA COMTESSE
Je le répète... la trahison!... Vous aurez soudoyé quelque conscience, acheté quelqu'un de mes gens... osez-le nier!... Mais l'y pense!... oui... (Regardant Henri.) Vos regards d'intelligence civec ce garçon... les entretiens mystérieux que vous aviez ensemble!... c'est lui! (Se tournant vers Henri.) Ah! mlsérabic serviteur... c'est donc vous qui m'avez trahi ?...
HENRI
Moi, Madame?...
LA COMTESSE
Oui, vous!... je le vois à votre trouble... à l'embarras du baron... Je vous renvoie, je vous chasse, sortez! (d'uq air sévère et
élouffaat un sourire.) SortCZ !
MONTRICHARD
Mais..,
Il ne restera pas une minute de plus à mon service.
MONTRICHARD
Et moi, je le prends au mien !
LA COMTESSE
Vous ne le ferez pas. Monsieur!
MONTRICHARD
Si vraiment, madame la comtesse... (a Henri.) Allons, mon garçon, à cheval, et au galop jusqu'à Saiut-Andéol !
LÉOME*
Ciel!
MONTRICHARD, lui remellaiit une lettre;
Cette lettre est pour M. le maréchal commandant la division.
HENRI
Mais, monsieur le préfet, je n'ai pas de cheval.
MONTRICHARD
Prends le mien.
HENRI
Mais, monsieur le préfet, les soldats ne me laisseront pas passer.
MOISTRICHARD.
Je vais en donner Tordre.
HEKRI, bas, à la comtesse, pendant que M. de Montrichard remonte vers la porte pour donner aux dragons l'ordre de laisser sortir Henri.
Je vous dois ma vie, disposez-en !
MONTRICHARD, à Henri.
Allons, allons, pars.
HENRI
Dans une heure, monsieur le préfet, je serai à mou poste.
(Il sort. Montrichard remonte le théâtre avec Henri, en lui donnant ses dernières recommandations.)