‹ Opéras-comiques (volume 2)Chapitre 342 sur 353 · MONTRICHARD, DE GRIGNON · texte numérisé non relu

MONTRICHARD, DE GRIGNON

MONTRICHARD

Pauvre jeune homme!... heureusement son salut dépend encore de lui.

DE GRIGNON, à part.

Je ne suis point à mon aise.

MONTRICHARD, à de Grignon,

Approchez, Monsieur.

DE GRIGNON

Vous désirez me parler, monsieur le itaron.

MONTRICHARD^ de même.

Oui, Monsieur, encore une fois avant le moment fatal.

DE GRIGNON, à part.

Quel moment !

MONTRICHARD, lui montrant le papier que lui a remis le dragon.

Vous avez reconnu que vous étiez M. Henri de Flavigneul?

DE GRIGNON^. avec un soupir.

Oui!

MONTRICHARD

Ex-of(icier au service de Fempereur?

DE GRIGNON

Oui!

MONTRICHARD

Et c'est bien vous qui avez signé celte déclaration?

DE GRIGNON, que la peur reprend.

Oui!

MOÎhTRICHARD.

Il suffit : je n'ai pas besoin de vous dire. Monsieur, que vous pouvez compter sur les égards, les prérogatives dus à un brave.

DE GRIGNON

Des prérogatives?...

MONTRICHARD

Oui... Si vous ne voulez pas qu'on vous bande les yeux, si même vous voulez commander le feu... Soyez sûr...

DE GRIGNON

Commander le feu!... qu'est-ce que cela veut dire?

Que malheurcusemeiit mes ordres sont formels. Vous avez été déjà jugé et condamné, l'arrêt est prononcé! il ne me reste plus qu'àrexccutcr ! (Gravement.) Une houve après leur arrestation, tous les chefs doivent être fusillés sans délai et sans bruit.

DE GRIGNON, hors de lui.

Sans bruit !... oh! non pas!... j'en ferai du bruit... moi!... on ne fusille pas ainsi les gens... sans bruit est charmant!

MONTRICHARD

Écoutez-moi , Monsieur...

DE GRIGNON

Sans bruil!...

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