‹ Opéras-comiques (volume 2)Chapitre 347 sur 353 · ACTE ITT, SCÈNE XTF. A\d · texte numérisé non relu

ACTE ITT, SCÈNE XTF. A\d

MOMRICHARD.

Vous le Voulez?... partons !

LA COMTESSE

Un instant... un instant.

DE GRTGNOÎJ.

Non, non, partons.

Calmoz-vous... j'aurais d'abord une ou deux questions importantes à adresser à M. le baron.

MONTRICHARD

Des questions importantes?

LA COMTESSE

Oui, monsieur le baron. A quelle heure avez-vous arrêté votre prisonnier?...

MONTRICHARD

Il y a une heure à peu près... mais je ne vois pas...

LA COMTESSE

Dites-moi, baron, vous avez dû beaucoup voyager dans votre département?...

MONTRICHARD

Sans doute, Madame; mais, encore une fois...

LA COMTESSE

Alors, combien faut-il de temps pour aller d'ici à Mauléon sur un bon cheval?

MONTRICHARD

Trois petits quarts d'heure !... I\Iais quel rapport?...

LA COMTESSE

Et de Mauléon à la frontière? toujours sur un bon cheval?

MONTRICHARD

Dix minutes, mais...

Trois quarts d'heure et dix minutes... total cinquante-cinq minutes.

MONTRÎŒARD.

Oh! c'est trop fort, partons!

LA COMTESSE

Mais attendez donc!... Quel homme!... j'ai encore une dernière question à vous faire. M. le président de la cour prévrjtale que vous attendiez, ne vous a-t-il pas été envoyé de Paris, et n'est-ce pas, si je ne me trompe, un ancien sénateur?...

4i6 BATATLT.E DE DA:\rE3.

MOMRICIIARD.

M. le comte de Grignon !

DE GRIGNON^ poussant un cri de joie.

Mon oncle!... mon bon oncle!

.MO^TRICHARDj stuférail.

Votre oncle !

LA COMTESSE, froidement et lui fai-^aut \i révérence.

Ici finissent mes questions, Monsieur! je ne vous retiens plus; VOUS pouvez conduire au président... son neveu...

MOMRICHARD, interdit et reja'dant de Grignon avee effroi.

M. Henri de Flavigneul!

LA COMTESSE, riant.

Fi donc!... un drame! une tragédie!... nous avons mieux que cela à vous offrir! une scène de famille... (Montrant de Gri-n-^n.) M. Gustave de Grignon, maître des requêtes... que son oncle n'avait pas vu depuis longtemps; et c'est à vous, Monsieur, qu'il devra ce plaisir!

MONTRICHARD, tout troublé.

Quoi?... Monsieur serait... ou plutôt ne serait pas... c'est impossible!... vous voulez encore me tromper, Madame!

LA COMTESSE, riant.

Vous pouvez vous en rapporter au président lui-même et à la voix du sang, qui ne trompe jamais !...'

MONTRICHARD

Et votre trouble ce matin quand j'ai fait arrêter Monsieur.

LA COMTESSE

Mon trouble? ruse de guerre!

MONTRICHARD

Cette lettre quêtai prise sur lui.

LA COMTESSE

C'est moi qui venais de la lui remettre.

MONTRICHARD

Vos larmes de douleur !

LA COMTESSE, riant.

Est-ce que j'ai pleuré? Ah! pauvre baron^ il ne faut pas m'en voi.loir... je vous avais promis de me moquer de vous... et je ne trompe jamais... vous 'e savez?

DE GRIGNON

C'est (lu génie

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