‹ Opéras-comiques (volume 2)Chapitre 88 sur 353 · ACTE V^ SCÈNE VU. i · texte numérisé non relu

ACTE V^ SCÈNE VU. i

ALBERT

Pour la famille de mon général, pour sa veuve, pour sa mémoire que je respecte et que j'honore, je ne dois point laisser s'accréditer de pareilles impostures. Je dois déclarer faux et apocryphe... un ouvrage...

BOUVARD

Qui est passé à Tétat de chef-d'œuvre! et quand nous sommes... riches, glorieux, considérés...

ALBERT

Et voilà justement ce qu'il faut flétrir. Voilà les idoles qu'il faut renverser du piédestal. Oui, dans ce siècle de fourberie et de mensonge, dans ce temps où chacun se déguise, j'arracherai les masques... rien ne m'arrêtera! rien ne m'empêchera de crier la vérité... dussé-je, avec Boileau :

Faire dire aux roseaux par un nouvel organe : Midas, le roi Midas a des oreilles...

BOUVARD, criant avec force.

Et moi, Monsieur, moi, que vous ruinez!

Vous!

BOUVARD

Moi qui ai vendu à M. le comte ces Mémoires comme authentiques, moyennant vingt mille fraî;cs que je serai obligé de lui rendre. Vous voyez bien que ce serait impossible... nous y jierdriuns tous... et je suis chargé de prendre avec vous tous les arrangements que vous désirerez... et qui vous conviendront... (A Toix basse-) Oui, Mousicur... on consentira aux plus grands sacrifices.

ALBERT, avec force.

Assez, Monsieur!... (Avec ironie et regardant Desgandets.) EuCOrC UU

usage de nos jours, n'est-ce pas? Vouloir m'acheter... à prix d'argent... (Se retournant vers Bouvard ) Vous VOUS trompez, Monsicur, je suis soldat... je ne me vends pas '... Adieu !... (ii fait que.ques pas

pour sortir.)

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