SCÈNE VIII
Les PRECEDENTS, ANTONIA.
AÎSTONIA, à Corinne et à Albeil.
Âhî comme vous étiez tous les deux injustes à son égard... ce bon M. de Marignan... tant de générosité unie à tant de talents! j'en suis dans l'admiration!
DESGAUDETS.
Et elle aussi !
ANTONIA
Il en sera récompensé!... Il l'est déjà... et de la manière la plus glorieuse et la plus digne de lui.
DESGAUDETS ET BOUVARD,
Gomment cela?
ANTONIA
N'entendez-vous pas dans l'autre salon... ces félicitations... ces cris de joie... Imaginez-vous que le secrétaire général, celui auprès duquel j'étais placée à table... et qui s'était absenté après le dîner... vient de revenir.
TOUS
Eh bien!
ii2 LE PUFF.
ANTOINIA.
Ah ! quell'î douce satisfaction! quel triomphe pour le génie!
COP.INÂE, DESGAUDETS ET BOUVARD.
Achevez donc!
AISTONIA.
Le gouvernement, qui, autant que j'ai pu le comprendre, a lu le second volume de M, de Marignan, a été tellement attendri et touché du beau fait d'armes de la Mahoura..
TOUS
0 ciel !
AINTONIA.
Qu'il est question de proposer pour la veuve et les enfants du général une pension de six mille francs.
ALBERT
Est-il possible !
ANTONTA.
Et Ton dit qu'on va lui élever, à la Ferté-sous-Jouarre, sa patrie... un monument... (Montrant le saion à droHe.j Tcncz... tenez... les acclamations redoublent... Qu'est-ce donc? (Eiie «e rapproche du
salon, et y rentre uu instant.)
CORINNE, à Albert.
Eh bien! résisterez-vous encore?
DESGAUDETS.
Voulez-vous, par une obstination chevaleresque et absurde, ruiner la veuve et la famille de votre général?
BOUVARD
Vous opposer aux honneurs... qu'on lui destine ?
Et qu'après tout, il mérite.