‹ Opéras - comiquesChapitre 100 sur 305 · ACTE II, SCÈNE VI. ^'i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI. ^'i

ROGER, à part.

Et lui aussi! que veulent-ils fciire d'un serrurier?

BAPTISTE

Je vous avoue que je n'ai pas l'habitude d'aller en journée à

cette heure-ci. (U aperçoit Roger , qui est à l'autre bout du théâtre.) Ail! mon Dieu ! (Roger lui fait signe de se taire.) USBFXK.

Qu'est-ce donc? d'où vient ce trouble?

* BAPTISTE

Qui? moi! je suis dans mon état ordinaire, j'ai peur; et voilà tout.

USBECK , lui montrant l'ouverture à droite du spectateur.

Tout à l'heure, tu vas préparer, là, en dehors , ce qu'il faut pour sceller cette pierre ; tu as là du fer et des outils ; mais auparavant (Montrant le pilier à gauche.) tu vas rivcr ces chaînes.

BAPTISTE

Oui, Monsieur; ce ne sera pas long; il paraît que c'est une commande qui est pressée?

USBECK

Pas de réflexion.

BAPTISTE

Moi, d'abord, j'ai toujom-s eu à cœur de contenter mes pratiques, et dès que vous m'honorez de votre confiance...

USBECK

11 suffit : taisez-vous, et travaillez. (Les esclaves qui avaient amené Baptiste sortent sur un geste d'Usbeck. )

DUO

(Usbeck se promène au fond du théâtre, et de temps en temps reparaît à la porte du milieu. Roger a été prendre une pierre qu'il roule avec peine jusque vers le milieu du théâtre : il se met à la tailler, tandis que, de l'autre coté, à gauche, Baptiste est occupé à river les chaînes qui sont déjà attachées au pilier.)

ENSEMBLE

Page 1